Pâques !

Une année n’est pas coutume .. un nouveau texte de Mgr Thierry Teyssot pour chacun, chacune en ce jour de Pâques

“La résurrection du Christ d’entre les morts, qu’est-ce que cela signifie ? Victoire des forces de la vie sur celles de la mort, de l’amour sur la haine, de la lumière sur les ténèbres. Voilà pour l’essentiel ! Toutes les Églises de l’univers chrétien célèbrent aujourd’hui cette victoire unique dans l’histoire de l’humanité ! Et comprenons bien qu’il ne s’agit pas de la « réanimation d’un cadavre »… La résurrection du Christ c’est autre chose, inexplicable à l’échelle de la raison ! Changeant parfois d’apparence, apparaissant et disparaissant comme un esprit, pourtant ses apôtres le touchent et mangent avec lui, Jésus ressuscité est toujours le même, mais quelque chose en lui a changé !
Les apparitions de Marie dans le monde aident à le comprendre : blonde avec les yeux bleus à Lourdes, brune avec les yeux noirs à Fatima, blanche ou noire, finalement à la portée des peuples et des cultures qu’elle tente de rejoindre ! Depuis l’autre réalité elle peut revêtir n’importe qu’elle forme, il n’ y a plus de limites !
Difficile bien sûr pour nous de le comprendre parce que nous appartenons à un monde où les limites sont partout. Dans notre esprit, notre corps aussi, sujet à la maladie, à la fatigue et à la mort. Et l’actualité avec le confinement et la crise sanitaire touchant les personnes les plus fragiles nous le rappelle hélas, tous les jours !
A l’image de la souffrance de Jean Valjean dans le roman des Misérables en lutte avec sa conscience pour venir à bout d’un cruel dilemme, nous nous débattons avec nos peurs et nos doutes. Le Christ aussi ! Il n’y est pas étranger, sinon il n’aurait pas partagé la condition humaine, il aurait triché avec la vie. Mais ce n’est pas le cas ! La puissance d’évocation de Victor Hugo dans son roman le fait surgir : « Ainsi se débattait sous l’angoisse cette malheureuse âme. Dix-huit cents ans avant cet homme infortuné, l’être mystérieux, en qui se résument toutes les saintetés et toutes les souffrances de l’humanité, avait aussi lui, pendant que les oliviers frémissaient au vent farouche de l’infini, longtemps écarté de la main l’effrayant calice qui lui apparaissait ruisselant d’ombre et débordant de ténèbres dans les profondeurs pleines d’étoiles »
Je trouve qu’il y a du souffle dans ces mots de Victor Hugo. Il ressent et voit ce que d’autres ne voient pas, comme souvent les grands artistes, peintres, poètes ou musiciens.
La résurrection du Christ c’est un souffle vivifiant qui balaye tout sur son passage. Pour les apôtres, Jésus ressuscité devient une certitude, vivante, telle qu’ils n’ont plus peur !
C’est parce que le Christ est ressuscité qu’il est Dieu. Quoiqu’il ait pu dire et faire auparavant, c’est sa résurrection d’entre les morts qui illumine tout le reste. Notre vie même, nos idéaux, nos belles actions, notre amour, finalement tout n’a de sens et de résonance dans l’absolu que parce que la vie est éternelle.
Joyeuses fêtes de Pâques à toutes et à tous.”

Mgr Thierry Teyssot, Evêque Eglise gallicane, Tradition apostolique de Gazinet

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INFOS …

A la demande de plusieurs paroissiens, Célébration de Pâques en direct de la chapelle demain à 10h30 sur compte facebook colette mure.
Ce sera une grande première pour nous.

Le confinement obligatoire et bien nécessaire nous pousse à nous réinventer et à nous dépasser pour être ensemble dans la prière en ce jour de Pâques 2020.
Bien fraternellement et en union de prières avec toutes les communautés chrétiennes… et à demain en live si vous souhaitez nous rejoindre…
Colette +

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Samedi Saint … Message de Mgr Thierry Teyssot

Samedi Saint, jour particulier. Symboliquement le Christ est mort, pourtant il n’est pas encore ressuscité. La joie pascale attendra demain.
Alors posons-nous la question ; que se passe-t-il durant ces trois jours où le corps de Jésus est inerte dans une anfractuosité de la montagne, taillée dans le roc ?
L’Apôtre Pierre dans sa première épître écrit que Jésus est allé annoncer la Bonne Nouvelle aux morts (1 Pierre 3,19 et 4,6). Selon le Credo des Apôtres Jésus est : « descendu aux enfers ». Moments particuliers ! Le Christ plonge à la rencontre de ceux qui ont vécu jadis… « Abraham a désiré voir mon jour et il l’a vu » écrit Jean dans son évangile (Jean 8,56).
La pensée dirigée dans un tel sens nous éloigne de notions théologiques où ceux qui sont morts dormiraient dans une espèce d’inconscience… Non ! Les morts de l’Ancien Testament ont pu voir le jour où Jésus est venu, ils ont pu écouter et ont eu l’occasion d’adhérer ou non à la Bonne Nouvelle : voilà l’enseignement de l’Église. Là même elle puise un renforcement de sa certitude en la Communion des Saints.
La mise au sépulcre du corps de Jésus est comme un regard prophétique jeté sur l’au-delà, lui-même…
Entre ce corps sans vie et la vie qui a quitté le corps, il n’y a plus qu’un lien, invisible pour l’incroyant : la Prière. Elle est symbolisée dans la treizième station du chemin de croix par le personnage de Marie recevant le corps exsangue de son fils.
En ces temps de pandémie meurtrière elle accueille et reçoit les défunts. La prière mariale exprime cette volonté depuis toujours : la dame au manteau bleu « prie pour nous maintenant et à l’heure de notre mort. » Une pensée pour elle, une pensée pour nos défunts ! Amen

Thierry Teyssot, Evêque

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Méditation du Chemin de Croix”

Jésus-Christ aime l’humanité jusqu’au bout, ne la renie jamais… même sous les coups et les insultes, même aux portes de la mort.

“Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font”;

“Je remets mon Esprit entre tes mains”

Comment en est on arrivé là ?

Jésus commence sa vie publique 3 ans auparavant. Il enseigne, touche les lépreux, guérit les malades, exorcise les esprits mauvais, parle et réconforte, écoute et fait des prédictions… ça plaît à la foule des hommes… mais ça déplaît aux grands prêtres et aux autorités de l’époque qui craignent pour leur autorité et le calme du pays car Jésus mobilise les foules de plus en plus … et puis il y a la résurrection de Lazare … goutte qui fait déborder le vase… elle préoccupe les autorités du Temple et les puissants. “Il va prendre notre place” pensent-ils. Toute cette agitation va aussi déplaire aux Romains qui vont craindre que le peuple remette en cause leur autorité sur le pays… Ce Christ ne se dit-il pas nouveau Roi ?… alors les grands prêtres et les autorités décident ensemble de faire mourir cet homme qui se dit “envoyé de Dieu”…

L’affirmation de Caïphe: “il est avantageux pour vous qu’un seul homme meure pour le peuple et que la nation entière ne périsse pas” 

La foule de son côté ovationne le Christ, le précède avec des branches de rameaux. Elle voit en Lui quelqu’un qui va la délivrer de toutes les oppressions physiques, morales … mais aussi des Romains qui l’opprime.

Le Christ se sait incompris, aussi bien par la foule que par les autorités religieuses et politique. Son royaume n’est pas de ce monde.

Jésus répondit : « Mon royaume n’appartient pas à ce monde ; si mon royaume appartenait à ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour empêcher qu’on me livre aux autorités. Mais non, mon royaume n’est pas d’ici-bas. »  ( Jean 18,36)

Alors … à l’heure même où on cherche à l’arrêter et à le faire disparaître, Le Christ institue le moyen de rester éternellement parmi les hommes! … en l’Eucharistie.

Paul Aux Corinthiens 1. 11, 23-25 : “En effet, voici l’enseignement que j’ai reçu du Seigneur et que je vous ai transmis : Le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain 24 et, après avoir remercié Dieu, il le rompit et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites ceci en mémoire de moi. » 25 De même, il prit la coupe après le repas et dit : « Cette coupe est la nouvelle alliance de Dieu, garantie par mon sang. Toutes les fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi . »

C’est la peur, l’incompréhension, l’abandon, l’égoïsme, l’orgueil, la vanité, la trahison, le mensonge, la lâcheté…. qui vont crucifier Jésus.

C’est difficile pour Lui

  • douleur morale d’être incompris et de savoir qu’il va être arrêté .“si ce calice pouvait s’éloigner de moi” (lecture de la Passion). 
  • Solitude des derniers instants: les disciples se sont endormis et Pierre le renie trois fois (lecture de la Passion). “Mon âme est triste jusqu’à la mort”
  • arrestation, panique, désespoir des apôtres… Eux même doutent de Lui et ne comprennent pas pourquoi on en est là: condamnation et mort imminente de Celui en qui ils ont eu confiance, pour qui ils ont engagé leur vie!.

Alors le Christ s’en remet à son Père, en confiance, pour aller sceller le destin de l’humanité.

Après la mort et la résurrection du Christ la vie ne sera plus comme avant. Le tombeau vide est signe d’un monde nouveau: la mort a été vaincue.

Station 1 : Jésus est condamné à mort

Il s’abandonne à Pilate qui le juge.

Le Bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis. Personne ne lui enlève la vie, mais il l’offre de lui même, selon le commandement de son Père.”

(Jean 12, 27) « Maintenant mon coeur est troublé. Et que dirai-je ? Dirai-je : Père, délivre-moi de cette heure de souffrance ? Mais c’est précisément pour cette heure que je suis venu.

Station 2 : Jésus est chargé de sa croix

La mort sur la croix: le pire des châtiments de l’époque; l’humiliation de Jésus jusqu’au bout par ceux qui désirent sa mort.

Jésus porte sa croix: ce sont nos douleurs, nos égarements, nos maladies, nos péchés dont il se charge.

(Matthieu 16, 24) Puis Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut venir avec moi, qu’il cesse de penser à lui-même, qu’il porte sa croix et me suive.

 

station 3 : Jésus tombe sous le poids de sa croix

C’est un lourd fardeau qui pèse sur Lui. Il tombe écrasé par le poids des errances et des fautes du monde.

Ils me détestent parce que je veux la justice et me rendent le mal pour le bien.

Psaume 37: “Ne m’abandonne pas Seigneur, mon Dieu. Ne t’éloigne pas, secoure-moi vite, sauve moi.”

 

Station 4 : Jésus rencontre Marie, sa mère

Mon enfant pourquoi m’as tu fait cela ?… sûrement cri de désespoir de Marie à son Fils… incompréhension

Jésus pourrait alors répondre comme il l’a déjà fait enfant à 12 ans … “je me dois aux affaires de mon Père” (Luc 2, 48-49)

Vous qui passez sur le chemin, arrêtez! voyez s’il est une douleur comparable à la mienne…. Ô Vierge ta douleur est grande comme la mer. (Lamentations 1, 12 et 2, 5, 13)

Vous qui pouvez comprendre nos douleurs Marie, intercédez pour nous maintenant et à l’heure de notre mort.

Station 5 : Jésus est aidé par Simon de Cyrène

 

Le chrétien comme le Christ a besoin des autres pour suivre sa route. Portons les fardeaux les uns des autres … nous sommes indissociables.

Le chrétien ne peut arriver à sa rédemption sans se soucier des autres.

“aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimés” dit le Seigneur

Station 6 : Une femme essuie le visage de Jésus

Plus de deux mille an après on parle encore de cette femme “Véronique” et de ce geste de compassion qui a bravé les quolibets et les sarcasmes. Une amie fidèle qui ne craint pas de s’affirmer quand la cause du Christ semble être perdue.

Comment le traduire aujourd’hui …. aucun acte de bonté ou de compassion n’est en oubli dans le royaume des cieux.

Osons affirmer nous aussi que nous sommes chrétiens.

 

Station 7 : Jésus tombe pour le deuxième fois

De multiples chutes guettent l’être humain dans sa vie. Le Christ qui se charge de nos fautes fléchit sous le poids. Comme Lui, gardons confiance et Foi en Dieu devant les difficultés

“..c’est pour toi que je suis couvert de honte. Je suis devenu un étranger pour mes frères parce que le zèle de Ta Maison me dévore. Mais de ma souffrance et de mes malheurs, Seigneur tu me relèveras.” (Psaume 68)

 

Station 8 : Jésus rencontre des femmes de Jérusalem

Il est beaucoup relaté la présence des femmes sur le chemin de croix; c’est dire la place que Jésus leur accordait, l’attention qu’il leur portait en un temps où ce n’était pas habituel.

Formez en nous une âme généreuse comme la votre qui voit et comprend la peine des autres et leur vient en aide

“Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi mais sur vous et vos enfants”

 

Station 9 : Jésus tombe pour la troisième fois

“Seigneur, écoute ma prière, mon ennemi s’acharne à m’ôter la vie … alors je tends les bras vers toi … vois je suis à bout de souffle” (Psaume 142)

Dans la marche vers le bien, l’effort parait insurmontable. Malgré des temps d’arrêt, de reculs, de chutes parfois nous devons avancer toujours courageusement.

“Me voici, je viens Seigneur pour faire ta volonté” (Hébreux 10,5)

Station 10 : Jésus est dépouillé de ses vêtements

Le Fils de l’homme s’en va comme il est venu.

“Chrétiens, dépouillez vous du vieil homme et revêtez l’homme nouveau créé à l’image de Dieu dans la justice et la sainteté” (Eph. 4,22)

Revêtir l’essentiel; rejeter la haine, les préjugés, l’hypocrisie, le mensonge, l’égoïsme… tout ce qui a tué Jésus … et suivre son enseignement tout amour et compassion.

 

Station 11 : Jésus est mis en croix

Alors même qu’on le tue, Jésus aime jusqu’au bout:

“Père pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font” (Luc 23)

De midi à trois heures, les ténèbres couvrirent la terre.

“Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as tu abandonné?” (Matthieu 27)

Le Christ au plus dur de ses douleurs doute …. aide nous Seigneur, lorsque notre vie est remplie d’épreuves à ne pas sombrer dans le doute.

Station 12 : Jésus meurt sur la croix

“Tout est fini, Père,  je remets mon âme entre tes mains” (Luc 23)

Il  ne renie pas les hommes et ne les condamne pas … il les aime encore au bout de la croix,  jusqu’à son dernier souffle.

Christ devient le Pain Vivant du salut de nos âmes pour la vie éternelle.

 

Station 13 : Jésus est descendu de la croix et remis à Marie

“A ceci nous avons reconnu l’Amour, Il a donné sa vie pour nous” 

Que je sente en mon coeur tout l’amour du Christ pour l’humanité et qu’il m’aide à garder droites ses voies.

Marie, coeur souffrant d’une mère qui recueille son fils sans vie. Douleur de martyre… Toi qui a connu une telle douleur, aide nous à supporter nos douleurs quotidiennes, nous t’en prions.

Station 14 : Jésus est mis au tombeau 

Notre vieil homme a été enseveli avec le Christ afin que nous aussi nous soyons morts au péché. Par le baptême nous entrons avec lui dans une nouvelle vie, celle des enfants de Dieu.

En ce temps du vendredi soir jusqu’au matin de Pâques, Jésus va à la rencontre des âmes de ceux qui ont déjà vécus afin de leur annoncer à elles aussi le message de Dieu.

 

 

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Jeudi Saint … “Vous êtes mes amis”

A propos du Jeudi Saint, il existe dans l’Evangile de Jean, un moment qui est trop souvent oublié. Plus particulièrement, c’est une des dernières paroles de Jésus que je voudrai mettre en évidence dans ces quelques lignes. Alors qu’il va vers le sacrifice de sa vie, il s’adresse à ses apôtres en ces termes :
« Je vous ai dit cela afin que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète. Voici mon commandement: aimez-vous les uns les autres comme je vous aime. »
« Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître. Je vous appelle amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père. » (Jean 15, 11-12 et 15)
Jésus en cet instant, ne leur dit pas, qu’ils sont des fidèles ou des disciples. Jésus ne se pose pas en chef spirituel qui met en place une Eglise. Au bout de cette soirée, où il institue l’Eucharistie, Jésus leur déclare : « VOUS ÊTES MES AMIS »

Ainsi le Christ place la dimension de l’Amour comme valeur essentielle de son enseignement. Cet amour est l’accomplissement des Ecritures. Par ces mots, c’est comme si le Christ nous prenait dans ses bras, pour nous dire ces mots au plus près de nous. « VOUS ÊTES MES AMIS » ainsi le Christ fonde son Eglise non pas sur la hiérarchie et l’obéissance. Il fonde son Eglise, l’Eglise Universelle, sur l’Amour, la confiance. « Ce que je vous commande, donc, c’est de vous aimer les uns les autres. » (Jean 15, 17). Jésus ne fonde pas une troupe qui devra répandre son message. Le Christ transmet son amour à ses amis.

« VOUS ÊTES MES AMIS » Le mot « ami » recouvre une réalité très particulière. Un ami n’est pas parfait loin de là, il n’est pas non plus infaillible. Un ami est rarement héroïque ou exceptionnel. Non, un ami est un proche. Un ami, c’est quelqu’un sur qui on peut compter dans les joies et dans les difficultés. Un ami c’est quelqu’un qui peut chanter avec nous si on est dans la joie. C’est aussi quelqu’un qui pleure avec nous et qui nous console dans le malheur.

« VOUS ÊTES MES AMIS » Un ami c’est quelqu’un qui nous comprend sans qu’on ait besoin de parler. C’est celui aussi qui pardonne après une « brouille ». Un ami c’est celui qui est dans notre intimité, qui a notre tendresse. Il n’est pas besoin d’en dire plus, car nous avons chacun quelques personnes dans nos cœurs qui correspondent à cette définition.

« VOUS ÊTES MES AMIS » nous dit le Christ en ce Jeudi Saint et cette parole nous apporte réconfort et apaisement dans ce week-end Pascal 2020 marqué par le confinement. Cette parole est Espérance pour aujourd’hui mais encore plus pour demain.

Bonnes fêtes de Pâques à toutes et à tous

Père Robert

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Rameaux 2020 !

Homélie messe des rameaux 2020

Epître: St Paul aux Philippiens 2, 5-11

Comportez-vous entre vous comme on le fait quand on connaît Jésus-Christ: Il possédait depuis toujours la condition divine, mais il n’a pas voulu demeurer l’égal de Dieu. Au contraire, il a de lui-même renoncé à tout ce qu’il avait et il a pris la condition de serviteur. Il est devenu homme parmi les hommes, il a été reconnu comme homme ; il a choisi de vivre dans l’humilité et s’est montré obéissant jusqu’à la mort, la mort sur une croix. C’est pourquoi Dieu l’a élevé à la plus haute place et lui a donné le nom supérieur à tout autre nom. Il a voulu que, pour honorer le nom de Jésus, tous les êtres vivants, dans les cieux, sur la terre et sous la terre, se mettent à genoux, et que tous proclament, à la gloire de Dieu le Père : « Jésus est le Seigneur ! » 

Evangile :  St Matthieu 21, 1-9

Quand ils approchèrent de Jérusalem et arrivèrent près du village de Bethfagé, sur le mont des Oliviers, Jésus envoya en avant deux des disciples : « Allez au village qui est là devant vous, leur dit-il. Vous y trouverez tout de suite une ânesse attachée et son ânon avec elle. Détachez-les et amenez-les-moi. Si l’on vous dit quelque chose, répondez : «Le Seigneur en a besoin.» Et aussitôt on les laissera partir. »

Cela arriva afin que se réalisent ces paroles du prophète :

« Dites à la population de Sion :
Regarde, ton roi vient à toi,
plein de douceur, monté sur une ânesse,
et sur un ânon, le petit d’une ânesse. »

Les disciples partirent donc et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et l’ânon, posèrent leurs manteaux sur eux et Jésus s’assit dessus. Une grande foule de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et les mettaient sur le chemin. Les gens qui marchaient devant Jésus et ceux qui le suivaient criaient : « Gloire au Fils de David ! Que Dieu bénisse celui qui vient au nom du Seigneur ! Gloire à Dieu dans les cieux ! »

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Et je parlerai à ton coeur …

Temps de Carême bien étrange cette année où le confinement et l’inquiétude prennent le pas sur ce temps de Carême qui nous appelle à nous déplacer vers notre “intérieur”, à nous recentrer sur Dieu et notre Foi, pour pouvoir proclamer en confiance et certitude au matin de Pâques

” Oui, Christ est ressuscité “

Arrêtons nous d’abord sur la première parole prononcée par le Christ au matin de Pâques “Qui cherches-tu?.
Parole adressée à Marie Madeleine dans sa douleur de la perte de son Seigneur lors de sa mort sur la croix mais aussi dans sa douleur de ne pas retrouver ce corps à embaumer qui n’est plus au tombeau.
Elle se demande alors “Mais où es tu ?”. Sa demande est sincère, d’une inquiétude profonde et vraie. C’est cela que le Seigneur entend… une demande comme une prière qui vient du fond du coeur.
Il l’appelle alors par son prénom et la douceur de ce contact de coeur à coeur permet à Marie Madeleine de le reconnaître.


Il en est de même aujourd’hui car le Seigneur nous a promis

“Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps.” (Matthieu 28, 20)

Il nous assure de sa présence chaque jour à nos côtés. Dans la Foi, la vérité et le silence de notre coeur nous pouvons nous aussi le laisser venir à nous et le retrouver en confiance. Il est là, tout près, aussi près que de Marie Madeleine au matin de Pâques, dans notre jardin secret, au creux de notre coeur. Laissons-lui sa place, laissons le nous transformer doucement, laissons-nous accompagner dans nos vies par sa présence lumineuse et bienveillante qui nous donne notre plénitude en Dieu.

“Que le Christ ressuscité au matin de Pâques nous comble de sa présence et de ses grâces
et nous protège dans les tourments présents “
Dame Colette +

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Bulletin “Le Quatre Temps N°59″/

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Messe Dimanche 22 Mars + oraisons en cas d’épidémie

Du fait du confinement, célébration tous les deux à la maison. Notre messe a confié au Seigneur toutes les intentions de prières reçues depuis le début de la semaine. N’hésitez pas à nous faire part des vôtres, nous les porterons sur l’autel lors de notre prochaine messe.

Ecouter l’homélie du 4e Dimanche de Carême

Epître: St Paul aux Galates 4, 22-31

Il est écrit, en effet, qu’Abraham eut deux fils, l’un d’une esclave, Agar, et l’autre d’une femme libre, Sara. Le fils qu’il eut de la première naquit conformément à l’ordre naturel, mais le fils qu’il eut de la seconde naquit conformément à la promesse de Dieu. Ce récit comporte un sens plus profond : les deux femmes représentent deux alliances. L’une de ces alliances, représentée par Agar, est celle du mont Sinaï ; elle donne naissance à des esclaves.  Agar, c’est le mont Sinaï en Arabie ; elle correspond à l’actuelle ville de Jérusalem, qui est esclave avec tous les siens. Mais la Jérusalem céleste est libre et c’est elle notre mère.  En effet, l’Écriture déclare :

« Réjouis-toi, femme qui n’avais pas d’enfant !
Pousse des cris de joie, toi qui n’as pas connu les douleurs de l’accouchement !
Car la femme abandonnée aura plus d’enfants
que la femme aimée par son mari . »

Quant à vous, frères, vous êtes des enfants nés conformément à la promesse de Dieu, tout comme Isaac. Autrefois, le fils né conformément à l’ordre naturel persécutait celui qui était né selon l’Esprit de Dieu, et il en va de même maintenant. Mais que déclare l’Écriture ? Ceci : « Chasse cette esclave et son fils ; car le fils de l’esclave ne doit pas avoir part à l’héritage paternel avec le fils de la femme née libre. » Ainsi, frères, nous ne sommes pas enfants de celle qui est esclave, mais de celle qui est libre.

Evangile : St Jean 6, 1-15

Après cela, Jésus s’en alla de l’autre côté du lac de Galilée, appelé aussi lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce que les gens voyaient les signes miraculeux qu’il faisait en guérissant les malades. Jésus monta sur une colline et s’assit là avec ses disciples. La Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus regarda et vit qu’une grande foule venait à lui ; il demanda donc à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour leur donner à manger à tous ? » . Il disait cela pour mettre Philippe à l’épreuve, car il savait déjà ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Même avec deux cents pièces d’argent, nous n’aurions pas de quoi acheter assez de pain pour que chacun d’eux en reçoive un petit morceau. » Un autre de ses disciples, André, le frère de Simon Pierre, lui dit :  « Il y a ici un garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons. Mais qu’est-ce que cela pour un si grand nombre de personnes? » Jésus dit alors : « Faites asseoir tout le monde. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc ; ils étaient environ cinq mille hommes. Jésus prit les pains et, après avoir remercié Dieu, il les distribua à ceux qui étaient là. Il leur donna de même du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent tous mangé à leur faim, Jésus dit à ses disciples : « Ramassez les morceaux qui restent, afin que rien ne soit perdu. » Ils les ramassèrent et remplirent douze corbeilles avec les morceaux qui restaient des cinq pains d’orge dont on avait mangé. Les gens, voyant le signe miraculeux que Jésus avait fait, déclarèrent : « Cet homme est vraiment le Prophète qui devait venir dans le monde ! » Jésus se rendit compte qu’ils allaient venir l’enlever de force pour le faire roi. Il se retira donc de nouveau sur la colline, tout seul.

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Petit message sur MontbrisonTV

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