Et je parlerai à ton coeur …

Temps de Carême bien étrange cette année où le confinement et l’inquiétude prennent le pas sur ce temps de Carême qui nous appelle à nous déplacer vers notre “intérieur”, à nous recentrer sur Dieu et notre Foi, pour pouvoir proclamer en confiance et certitude au matin de Pâques

” Oui, Christ est ressuscité “

Arrêtons nous d’abord sur la première parole prononcée par le Christ au matin de Pâques “Qui cherches-tu?.
Parole adressée à Marie Madeleine dans sa douleur de la perte de son Seigneur lors de sa mort sur la croix mais aussi dans sa douleur de ne pas retrouver ce corps à embaumer qui n’est plus au tombeau.
Elle se demande alors “Mais où es tu ?”. Sa demande est sincère, d’une inquiétude profonde et vraie. C’est cela que le Seigneur entend… une demande comme une prière qui vient du fond du coeur.
Il l’appelle alors par son prénom et la douceur de ce contact de coeur à coeur permet à Marie Madeleine de le reconnaître.


Il en est de même aujourd’hui car le Seigneur nous a promis

“Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps.” (Matthieu 28, 20)

Il nous assure de sa présence chaque jour à nos côtés. Dans la Foi, la vérité et le silence de notre coeur nous pouvons nous aussi le laisser venir à nous et le retrouver en confiance. Il est là, tout près, aussi près que de Marie Madeleine au matin de Pâques, dans notre jardin secret, au creux de notre coeur. Laissons-lui sa place, laissons le nous transformer doucement, laissons-nous accompagner dans nos vies par sa présence lumineuse et bienveillante qui nous donne notre plénitude en Dieu.

“Que le Christ ressuscité au matin de Pâques nous comble de sa présence et de ses grâces
et nous protège dans les tourments présents “
Dame Colette +

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Bulletin “Le Quatre Temps N°59″/

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Messe Dimanche 22 Mars + oraisons en cas d’épidémie

Du fait du confinement, célébration tous les deux à la maison. Notre messe a confié au Seigneur toutes les intentions de prières reçues depuis le début de la semaine. N’hésitez pas à nous faire part des vôtres, nous les porterons sur l’autel lors de notre prochaine messe.

Ecouter l’homélie du 4e Dimanche de Carême

Epître: St Paul aux Galates 4, 22-31

Il est écrit, en effet, qu’Abraham eut deux fils, l’un d’une esclave, Agar, et l’autre d’une femme libre, Sara. Le fils qu’il eut de la première naquit conformément à l’ordre naturel, mais le fils qu’il eut de la seconde naquit conformément à la promesse de Dieu. Ce récit comporte un sens plus profond : les deux femmes représentent deux alliances. L’une de ces alliances, représentée par Agar, est celle du mont Sinaï ; elle donne naissance à des esclaves.  Agar, c’est le mont Sinaï en Arabie ; elle correspond à l’actuelle ville de Jérusalem, qui est esclave avec tous les siens. Mais la Jérusalem céleste est libre et c’est elle notre mère.  En effet, l’Écriture déclare :

« Réjouis-toi, femme qui n’avais pas d’enfant !
Pousse des cris de joie, toi qui n’as pas connu les douleurs de l’accouchement !
Car la femme abandonnée aura plus d’enfants
que la femme aimée par son mari . »

Quant à vous, frères, vous êtes des enfants nés conformément à la promesse de Dieu, tout comme Isaac. Autrefois, le fils né conformément à l’ordre naturel persécutait celui qui était né selon l’Esprit de Dieu, et il en va de même maintenant. Mais que déclare l’Écriture ? Ceci : « Chasse cette esclave et son fils ; car le fils de l’esclave ne doit pas avoir part à l’héritage paternel avec le fils de la femme née libre. » Ainsi, frères, nous ne sommes pas enfants de celle qui est esclave, mais de celle qui est libre.

Evangile : St Jean 6, 1-15

Après cela, Jésus s’en alla de l’autre côté du lac de Galilée, appelé aussi lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce que les gens voyaient les signes miraculeux qu’il faisait en guérissant les malades. Jésus monta sur une colline et s’assit là avec ses disciples. La Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus regarda et vit qu’une grande foule venait à lui ; il demanda donc à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour leur donner à manger à tous ? » . Il disait cela pour mettre Philippe à l’épreuve, car il savait déjà ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Même avec deux cents pièces d’argent, nous n’aurions pas de quoi acheter assez de pain pour que chacun d’eux en reçoive un petit morceau. » Un autre de ses disciples, André, le frère de Simon Pierre, lui dit :  « Il y a ici un garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons. Mais qu’est-ce que cela pour un si grand nombre de personnes? » Jésus dit alors : « Faites asseoir tout le monde. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc ; ils étaient environ cinq mille hommes. Jésus prit les pains et, après avoir remercié Dieu, il les distribua à ceux qui étaient là. Il leur donna de même du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent tous mangé à leur faim, Jésus dit à ses disciples : « Ramassez les morceaux qui restent, afin que rien ne soit perdu. » Ils les ramassèrent et remplirent douze corbeilles avec les morceaux qui restaient des cinq pains d’orge dont on avait mangé. Les gens, voyant le signe miraculeux que Jésus avait fait, déclarèrent : « Cet homme est vraiment le Prophète qui devait venir dans le monde ! » Jésus se rendit compte qu’ils allaient venir l’enlever de force pour le faire roi. Il se retira donc de nouveau sur la colline, tout seul.

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Petit message sur MontbrisonTV

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Partage Biblique Oecuménique Jeudi 19 Mars

Bonjour à toutes et tous,

Comme promis un message pour ce Jeudi où le Partage Biblique, qui nous regroupe habituellement dans la réflexion et la prière autour des Ecritures, a du être supprimé

La religion

Ce n’est pas “une morale à mettre en pratique” comme beaucoup souhaiterait nous le faire croire mais c’est avant tout une “Force Intérieure” qui soutient l’homme.

C’est une Force vitale qui réchauffe, qui pacifie, qui élève, chaque âme et chaque coeur. C’est une Force que l’on retrouve par la prière, souvent dans le silence de son coeur mais aussi dans les diverses communautés chrétiennes qui sont les nôtres.

Une ouverture du coeur, en vérité, est essentielle pour recevoir pleinement cette Force d’en haut qui nous nourrit et nous permet d’être et de donner le meilleur de nous même.

En ces jours de confinement qui risquent d’exacerber les situations et les réactions, mettons en oeuvre de notre mieux les valeurs chrétiennes qui nous habitent: altruisme, solidarité, bienveillance, partage… continuons de proclamer et de mettre en oeuvre la supériorité de ” l’unité ” sur ” l’individualisme “.

Nous appartenons tous à la même famille, celles des enfants de Dieu, quelle que soit notre Foi, ne l’oublions pas.

Le Christ nous a laissé des valeurs, ce sont celles qui élèvent l’être humain: paix, patience, bonté, tolérance, courage, humilité, compassion, amour, charité, pardon… toutes celles qui nous grandissent.

Mettons-les en pratique, encore plus en ce temps de confinement, avec celles et ceux qui nous entourent, avec celles et ceux avec qui nous échangeons sur les réseaux sociaux ou par téléphone .. avec celles et ceux qui nous gouvernent ou qui nous soignent.

SOLIDARITÉ … EST LE MAÎTRE MOT DES JOURS À VENIR

Le “Notre Père”

Malgré la distance, une union de coeur et de prière est possible…. Revenons là aussi à l’essentiel. ” Vous donc, priez ainsi ” nous dit le Seigneur (Mt 6,9)

Je vous transmets la prière du “Notre Père” … c’est la première qui vient aux lèvres du chrétien dans les moments difficiles et que l’on répète en boucle parfois.

La prière du “Notre Père” … agrémentée de la réflexion du Groupe des Dombes.
Mouvement oecuménique, groupe de dialogue fondé en 1937 qui réunit des membres catholiques et protestants francophones. Ce groupe est une référence internationale dans le dialogue œcuménique et ses travaux ont inspiré le concile Vatican II et le Conseil œcuménique des Églises.

En l’attente de vous retrouver, je vous laisse à la méditation de notre prière commune

Que Dieu nous garde uni(e)s dans nos diversités, solidaires, confiants et vigilants
Que Dieu nous garde proches et unis dans la prière

Bien fraternellement, Dame Colette +


Notre Père qui es aux cieux

Toi que nous pouvons appeler « Père » parce que ton Esprit fait de nous tes enfants et que par lui nous devenons frères et sœurs de Jésus, ton Fils unique, tu es notre Créateur : nous nous en remettons à toi comme des enfants qui ont en commun de se recevoir de toi, source de leur être et de tout bien.
Ensemble, chrétiens encore séparés, nous osons t’appeler « notre Père », pour prier avec les paroles reçues de Jésus.
Tu es Père et nous croyons que tu aimes chacune de tes créatures : nous confions à ton amour notre humanité et plus particulièrement ceux qui sont dans la détresse.

Que ton nom soit sanctifié

Tu nous as choisis dans le Christ pour être ceux qui t’invoquent ensemble comme Père de Jésus Christ. Que ton nom soit sanctifié en nous, dans la vie de nos Églises et dans nos relations entre Églises. Garde-nous dans ton nom pour que l’unité nous soit donnée.
Que ton nom soit sanctifié aussi dans notre monde, qu’il soit connu et honoré, et puisse le témoignage commun de nos Églises éclairer le chemin de tous ceux qui te cherchent.

Que ton Règne vienne

Viens régner en nos cœurs et dans le cœur des hommes ! Ton Royaume, tu le réserves aux tout petits : que nos fragilités, nos pauvretés nous ouvrent pour accueillir le Royaume qui vient.
Que la sève de l’Évangile circule dans nos Églises : qu’elles puissent se comporter entre elles comme on le fait en Jésus-Christ, ton Fils qui s’est abaissé pour nous. Qu’un jour, nos Églises soient rassemblées dans la pleine communion, et témoignent de ton Royaume de justice et de paix au milieu de nous.

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel

Tu aimes cette terre, tu as envoyé ton Fils bien-aimé pour nous faire connaître ta volonté, volonté d’amour et tu veux que tous les hommes soient sauvés. Inspire-nous les paroles et les actes justes pour dire au monde que l’amour seul est digne de foi.
Ta volonté, c’est aussi que les disciples de ton Fils soient un : fais advenir l’unité entre tous tes enfants, afin que le monde croie.

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour

Confiants en toi et pleins d’espérance, nous te demandons ce qui nous fera vivre chaque jour : le pain qui nous est nécessaire pour vivre, le pain qui manque à tant de nos frères et sœurs en ce monde. Suscite en nous le désir de partager avec toute personne qui manque du nécessaire.
Donne-nous aussi chaque jour le pain de ta Parole ; qu’elle soit notre nourriture.
Que vienne le jour où tous les baptisés, unis dans une même eucharistie, formant un seul corps en communiant au corps et au sang de ton Fils, pourront dire ensemble en toute vérité : « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ».

Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés

Toi dont le pardon est toute gratuité, fais de nos Églises des lieux où le pardon demeure toujours offert et reçu, dans l’humble reconnaissance du mal causé et subi.
En nous pardonnant mutuellement, nous pourrons nous tourner vers toi pour que tu nous prennes en pitié et pardonnes nos propres offenses. Que nous vivions de ton pardon, source de réconciliation entre nous et ferment de paix autour de nous.

Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal

Nous te prions humblement : préserve-nous de l’épreuve, fortifie notre foi quand elle traverse l’épreuve et délivre-nous du Mal !
Que nos Églises restent vigilantes dans l’épreuve des divergences et nous pourrons nous rapprocher dans un même désir de communion.
Vois aussi notre monde : que les tragédies de l’histoire n’étouffent pas dans notre humanité le cri de l’espérance.

Car c’est à Toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles.

A toi, Père, tout est possible, c’est de toi que tout vient, ton amour est infini ; garde nous dans la reconnaissance. Nous avons confiance en ta Parole, nous avons la certitude que la destinée ultime de notre humanité t’appartient. C’est dans cette assurance que nous redisons la prière reçue du Sauveur.
Toi qui fais toujours ce qui est bon pour l’homme, entends notre prière pour notre monde, pour les Églises, pour leur pleine communion. Que nous demeurions persévérants pour hâter ce jour où l’unité nous sera donnée, telle que tu la voudras et par les chemins que tu voudras !

Oui, qu’il en soit ainsi. Amen.

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3ème Dimanche de Carême et Messe contre les épidémies

Du fait de la fermeture au public des chapelles et des églises, célébration à la chapelle juste tous les deux pour accompagner la louange des Anges et des Saints .

Ecouter l’homélie du 3e Dimanche de Carême 2020

Epître : St Paul aux Ephésiens  5, 1-9

Puisque vous êtes les enfants que Dieu aime, efforcez-vous d’être comme lui. Que votre façon de vivre soit inspirée par l’amour, à l’exemple du Christ qui nous a aimés et a donné sa vie pour nous, comme une offrande et un sacrifice dont l’agréable odeur plaît à Dieu.

Vous appartenez au peuple de Dieu, par conséquent il ne convient pas qu’une forme quelconque d’immoralité, d’impureté ou d’envie soit même mentionnée parmi vous. Il n’est pas convenable non plus que vous prononciez des paroles grossières, stupides ou sales. Adressez plutôt des prières de reconnaissance à Dieu. Sachez-le bien : aucun être immoral, impur ou avare n’aura jamais part au Royaume du Christ et de Dieu.

Que personne ne vous égare par des raisonnements trompeurs : ce sont de telles fautes qui attirent la colère de Dieu sur ceux qui s’opposent à lui. N’ayez donc rien de commun avec ces gens-là. Vous étiez autrefois dans l’obscurité ; mais maintenant, par votre union avec le Seigneur, vous êtes dans la lumière. Par conséquent, conduisez-vous donc en fils de lumière, car la lumière produit toute sorte de bonté, de droiture et de vérité.

Evangile : St Luc 11, 14-28

Jésus était en train de chasser un esprit mauvais qui rendait un homme muet. Quand l’esprit mauvais sortit, le muet se mit à parler et, dans la foule, les gens furent remplis d’étonnement. Cependant, quelques-uns dirent : « C’est Bélzébuth, le chef des esprits mauvais, qui lui donne le pouvoir de chasser ces esprits ! » D’autres voulaient lui tendre un piège : ils lui demandèrent de montrer par un signe miraculeux qu’il venait de Dieu.  Mais Jésus connaissait leurs pensées ; il leur dit alors : « Tout royaume dont les habitants luttent les uns contre les autres finit par être détruit, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres. Si donc Satan est en lutte contre lui-même, comment son royaume pourra-t-il se maintenir ? Vous dites, en effet, que je chasse les esprits mauvais parce que Bélzébuth m’en donne le pouvoir. Si je les chasse de cette façon, qui donne à vos partisans le pouvoir de les chasser ? Vos partisans eux-mêmes démontrent que vous avez tort !  En réalité, c’est avec la puissance de Dieu que je chasse les esprits mauvais, ce qui signifie que le Royaume de Dieu est déjà venu jusqu’à vous.

« Quand un homme fort et bien armé garde sa maison, tous ses biens sont en sûreté.  Mais si un homme plus fort que lui arrive et s’en rend vainqueur, il lui enlève les armes dans lesquelles il mettait sa confiance et il distribue tout ce qu’il lui a pris.

« Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; et celui qui ne m’aide pas à rassembler disperse. »

« Lorsqu’un esprit mauvais est sorti d’un homme, il va et vient dans des espaces déserts en cherchant un lieu où s’établir. S’il n’en trouve pas, il se dit alors : «Je vais retourner dans ma maison, celle que j’ai quittée.» Il y retourne et la trouve balayée, bien arrangée.  Alors il s’en va prendre sept autres esprits encore plus malfaisants que lui ; ils reviennent ensemble dans la maison et s’y installent. Finalement, l’état de cet homme est donc pire qu’au début. »

Jésus venait de parler ainsi, quand une femme s’adressa à lui du milieu de la foule : « Heureuse est la femme qui t’a porté en elle et qui t’a allaité ! ». Mais Jésus répondit : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique ! »

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La tentation au désert !

Ecouter l’homélie du 1er Dimanche de Carême

Epître : St Paul aux Corinthiens (2 Cor. 6,1-10)

Ainsi, puisque nous collaborons avec Dieu, nous vous en supplions : ne négligez pas la grâce que vous avez reçue de lui. Dieu déclare en effet :

« Au moment où se manifestait ma faveur, je t’ai écouté, au jour du salut, je suis venu à ton secours z . »

Eh bien, voici maintenant le moment d’accepter la faveur de Dieu ; voici le jour du salut.

 Il ne faut pas que l’on puisse critiquer notre fonction, c’est pourquoi nous ne voulons scandaliser personne en quoi que ce soit. Au contraire, nous cherchons en toutes circonstances à nous présenter comme de vrais serviteurs de Dieu : nous supportons avec beaucoup de patience les souffrances, les détresses et les angoisses. On nous a battus et mis en prison, on a soulevé le peuple contre nous ; accablés de travail, nous avons été privés de sommeil et de nourriture. Nous nous montrons serviteurs de Dieu par notre pureté, notre connaissance, notre patience et notre bonté, par l’action du Saint-Esprit, par notre amour sincère, par notre prédication de la vérité et grâce à la puissance de Dieu. Nos armes offensives et défensives, c’est de faire ce qui est juste aux yeux de Dieu. On nous honore ou on nous couvre de mépris ; on nous insulte ou on nous respecte. On nous regarde comme des menteurs alors que nous disons la vérité, comme des inconnus alors que nous sommes bien connus, comme des mourants alors que nous sommes bien vivants. On nous punit, sans pourtant nous exécuter ; on nous attriste et pourtant nous sommes toujours joyeux ; nous sommes pauvres, mais nous enrichissons beaucoup de gens ; nous paraissons ne rien avoir, nous qui, en réalité, possédons tout.

 Evangile : St Matthieu 4, 1-11

Ensuite l’Esprit de Dieu conduisit Jésus dans le désert pour qu’il y soit tenté par le diable. Après avoir passé quarante jours et quarante nuits sans manger, Jésus eut faim. Le diable, le tentateur, s’approcha et lui dit :

« Si tu es le Fils de Dieu, ordonne à ces pierres de se changer en pains. » Jésus répondit : L’Écriture déclare : «L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole que Dieu prononce .» 

Alors le diable l’emmena jusqu’à Jérusalem, la ville sainte, le plaça au sommet du temple et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car l’Écriture déclare : Dieu donnera pour toi des ordres à ses anges et ils te porteront sur leurs mains pour éviter que ton pied ne heurte une pierre ». Jésus lui répondit: L’Écriture déclare aussi : «Ne mets pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu.»

Le diable l’emmena encore sur une très haute montagne, lui fit voir tous les royaumes du monde et leur splendeur, et lui dit : « Je te donnerai tout cela, si tu te mets à genoux devant moi pour m’adorer. » Alors Jésus lui dit : « Va-t’en, Satan ! Car l’Écriture déclare : Adore le Seigneur ton Dieu et ne rends de culte qu’à lui seul». Cette fois le diable le laissa.

Des anges vinrent alors auprès de Jésus et se mirent à le servir.

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Méditation pour le Temps du Carême

Le Psaume 91 donne l’Esprit du Carême. Il se lit lors de la célébration du premier Dimanche de carême et nous place dans la confiance en Dieu.

Le carême n’est pas un temps de privations pour la privation, mais un temps de retournement sur soi par la “mise à distance” du monde matériel afin de valoriser la dimension spirituelle en l’homme.

Dans le silence que nous installons ainsi volontairement dans nos vies en faisant cesser l’agitation du monde, les paroles du Psaume 91 nous placent dans l’élément essentiel du Carême, la confiance dans le Très Haut.

Comme toute lecture biblique le texte n’est pas à prendre à la lettre mais à comprendre selon l’Esprit… Bonne méditation

Psaume 91

A l’abri chez le Dieu très-haut

Qui se place à l’abri auprès du Dieu très-haut
et se met sous la protection du Très-Grand, celui-là dit au Seigneur:

“Tu es la forteresse où je trouve refuge, tu es mon Dieu, j’ai confiance en toi.”

C’est le Seigneur qui te délivrera
des pièges que l’on tend devant toi
et de la peste meurtrière. Il te protègera, tu trouveras chez lui un refuge, comme un poussin sous les ailes de sa mère.
Sa fidélité est un bouclier protecteur. Tu n’auras rien à redouter:
ni les dangers terrifiants de la nuit, ni la flèche qui vole pendant le jour, ni la peste qui rode dans l’obscurité,
ni l’insolation qui frappe en plein midi. Oui, même si ces fléaux font mille victimes près de toi
et dix mille encore à ta droite, il ne t’arrivera rien. Ouvre seulement les yeux et tu verras comment Dieu paie les méchants.

“Oui, Seigneur, tu es pour moi un refuge”
Si tu as fait du Très-Haut ton abri, aucun mal ne t’atteindra,
aucun malheur n’approchera de chez toi. Car le Seigneur donnera l’ordre à ses anges de te garder où que tu ailles. Ils te porteront sur leurs mains pour éviter que ton pied ne heurte une pierre. Tu marcheras sans risque sur le lion ou la vipère,
tu pourras piétiner le fauve ou le serpent.”

“Il est attaché à moi, dit le Seigneur,
je le mettrai donc à l’abri;
je le protègerai parce qu’il sait qui je suis.

S’il m’appelle au secours, je lui répondrai.
Je serai à ses côtés dans la détresse,
je le délivrerai, je lui rendrai son honneur.

Je lui donnerai une vie longue et pleine,
et je lui ferai voir que je suis son sauveur.

Petite réflexion pour guider la prière de carême:

Homme, souviens toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière.

“Cette parole marque la célébration du mercredi des cendres dans la liturgie gallicane. Un geste particulier est posé en ce jour, par le célébrant : il trace une croix sur le front de chaque fidèle avec la cendre des Rameaux bénis l’année précédente. Ainsi ce rituel introduit le début du Carême.

Lorsque le feu a fini de consumer la totalité d’une buche il ne reste que des cendres. Les cendres posées à notre front en ouverture du Carême représentent le symbole de l’âme brulée par des passions terrestres. Le feu s’est retiré et il reste un peu de poussière, rien de plus. Avec cette symbolique, nous sommes projeté brutalement face à notre propre mort.

Ce geste est une provocation destinée à nous faire réagir “ô mort où est ton aiguillon” disait Saint Paul. Et le Carême est notre réaction face à ce défi : comment échapper à cette issue inévitable?

“N’accumulez pas des réserves sur la terre : ici bas la rouille et les mites exercent leurs ravages et les voleurs viennent cambrioler. Accumulez plutôt des trésors dans le ciel : là-haut il n’y a ni rouille ni mites qui rongent, pas de voleurs qui viennent cambrioler. Là où se trouve ton trésor, là aussi est ton coeur.” (Matthieu 6 18-21)

Le Christ dans l’Evangile du jour nous propose une autre voie pour échapper à ce destin de poussière et de cendre. Placer son trésor sur une autre dimension, c’est faire vibrer son âme sur des harmonies célestes et divines et non pas se laisser engluer dans des vibrations uniquement terrestres. Le Christ nous invite à une élévation de l’âme afin de nous placer sur une nouvelle orbite. C’est tout le sens de ce Carême qui commence, nous faire passer de notre humaine horizontalité à une divine verticalité.

“Dieu s’est fait homme pour que l’homme se fasse Dieu” disent les Pères de l’Eglise. Le Carême est cet appel à l’essentiel, cet appel à nous tourner vers cette dimension céleste qui est en nous, mais trop souvent oubliée et délaissée. Le quotidien terrestre est si prenant qu’il occupe toute la place dans notre corps et notre âme, de même qu’il nous coupe de l’esprit. La messe de Gazinet demande “Et ne permet pas (Seigneur) que nous soyons jamais séparé de Toi”, car notre véritable echec se situe là, nous laissons les activités et les passions du monde occuper tout l’espace de nos vies et nous sommes ainsi éloignés de Dieu.

Le Christ en gloire au dessus des autels gallicans nous invite à le rejoindre et à nous assoir à ses côtés. Le Carême ne doit pas être vécu comme un temps de privation et de renoncement, il est avant tout un temps de plénitude à Dieu. Un temps d’ouverture à une dimension céleste qui doit envahir notre âme et laissez couler dans nos veines, la sève divine du Verbe. Ce trésor dont parle le Christ, c’est celui de la prière divine, celui de la charité et celui de l’amour désintéressé.

Le temps du Carême est une richesse extraordinaire sur le plan spirituel. Prenons un peu plus de temps qui nous est si précieux, pour le consacrer à notre trésor spirituel. Plus qu’à l’ordinaire, durant ces quarante jours mettons nous à l’écoute de la Parole de Dieu. Les Epîtres et les Evangiles portent les valeurs fondamentales qui structurent les exigences de la vie des hommes lorsqu’ils se tournent vers Dieu. Ne renonçons pas à ce trésor, ne laissons pas les modes nous détourner de cette expérience spirituelle à la portée de tous. Durant ce temps, la nourriture terrestre fait place à plus de nourriture céleste, voilà le sens véritable du Carême.

Oraison pour l’humanité

“Inclinez vos têtes en présence de Dieu,

Jetez un regard favorable Seigneur sur vos fidèles qui inclinent la tête en présence de votre souveraine majesté; et comme votre don divin les a réconfortés, que les grâces du ciel continuent de les nourrir”

En union de prière avec vous tous

Père Robert

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La semence c’est la Parole de Dieu !

Ecouter l’homélie du Dimanche de la sexagésime 2020

Epître : St Paul aux Corinthiens

Vous qui êtes des sages, vous supportez si volontiers les fous ! Vous supportez qu’on vous traite comme des esclaves, qu’on vous exploite, qu’on vous dépouille, qu’on vous regarde de haut, qu’on vous frappe au visage. J’ai honte de le dire : nous avons été trop faibles à cet égard ! Cependant, là où d’autres osent se vanter — je parle comme si j’étais fou — je le puis moi aussi. Ils sont Hébreux ? Moi aussi. Israélites ? Moi aussi. Descendants d’Abraham ? Moi aussi. Ils sont serviteurs du Christ ? Eh bien — je vais parler comme si j’avais complètement perdu la raison — je le suis plus qu’eux. J’ai peiné plus qu’eux, j’ai été en prison bien plus fréquemment, frappé beaucoup plus et en danger de mort plus souvent.  Cinq fois j’ai reçu des Juifs la série de trente-neuf coups, trois fois j’ai été battu à coups de fouet par les Romains et une fois on m’a blessé en me jetant des pierres ; trois fois j’ai fait naufrage et une fois je suis resté un jour et une nuit dans les flots. Dans mes nombreux voyages j’ai connu les dangers dus aux rivières qui débordent ou aux brigands, les dangers dus à mes compatriotes juifs ou à des non-Juifs a , j’ai été en danger dans les villes ou dans les lieux déserts, en danger sur la mer et en danger parmi de faux frères. J’ai connu des travaux pénibles et de dures épreuves ; souvent j’ai été privé de sommeil; j’ai eu faim et soif ; souvent j’ai été obligé de jeûner ; j’ai souffert du froid et du manque de vêtements. Et sans parler du reste, il y a ma préoccupation quotidienne : le souci que j’ai de toutes les Églises. Si quelqu’un est faible, je me sens faible aussi ; si quelqu’un est détourné de la foi, j’en éprouve une vive douleur. S’il faut que je me vante, je me vanterai de ma faiblesse. Dieu, le Père du Seigneur Jésus — qu’il soit loué pour toujours ! — sait que je ne mens pas. Quand j’étais à Damas, le gouverneur représentant le roi Arétas plaça des gardes aux portes de la ville pour m’arrêter. Mais, par une fenêtre de la muraille, on me descendit à l’extérieur dans une corbeille, et c’est ainsi que je lui échappai.

Il faut donc que je me vante, bien que cela ne soit pas bon. Mais je vais parler maintenant des visions et révélations que le Seigneur m’a accordées. Je connais un chrétien qui, il y a quatorze ans, fut enlevé jusqu’au plus haut des cieux. (Je ne sais pas s’il fut réellement enlevé ou s’il eut une vision, Dieu seul le sait).Oui, je sais que cet homme fut enlevé jusqu’au paradis (encore une fois, je ne sais pas s’il fut réellement enlevé ou s’il eut une vision, Dieu seul le sait), et là il entendit des paroles inexprimables et qu’il n’est permis à aucun être humain de répéter. Je me vanterai au sujet de cet homme — mais, quant à moi, je ne me vanterai que de ma faiblesse —. Si je voulais me vanter, je ne serais pas fou, car je dirais la vérité. Mais j’évite de me vanter, car je ne désire pas qu’on ait de moi une opinion qui dépasserait ce qu’on me voit faire ou m’entend dire. Cependant, afin que je ne sois pas enflé d’orgueil pour avoir reçu des révélations si extraordinaires, une dure souffrance m’a été infligée dans mon corps, comme un messager de Satan destiné à me frapper et à m’empêcher d’être enflé d’orgueil. Trois fois j’ai prié le Seigneur de me délivrer de cette souffrance. Il m’a répondu : « Ma grâce te suffit. Ma puissance se manifeste précisément quand tu es faible. » Je préfère donc bien plutôt me vanter de mes faiblesses, afin que la puissance du Christ étende sa protection sur moi.

 Evangile : St Luc 8,4-15

De chaque ville, des gens venaient à Jésus. Comme une grande foule s’assemblait, il dit cette parabole : « Un homme s’en alla dans son champ pour semer du grain. Tandis qu’il lançait la semence, une partie des grains tomba le long du chemin : on marcha dessus et les oiseaux les mangèrent. Une autre partie tomba sur un sol pierreux : dès que les plantes poussèrent, elles se desséchèrent parce qu’elles manquaient d’humidité. Une autre partie tomba parmi des plantes épineuses qui poussèrent en même temps que les bonnes plantes et les étouffèrent. Mais une autre partie tomba dans la bonne terre ; les plantes poussèrent et produisirent des épis : chacun portait cent grains. » Et Jésus ajouta : « Écoutez bien, si vous avez des oreilles pour entendre ! »

Les disciples de Jésus lui demandèrent ce que signifiait cette parabole. Il leur répondit : « Vous avez reçu, vous, la connaissance des secrets du Royaume de Dieu ; mais aux autres gens, ils sont présentés sous forme de paraboles et ainsi «Ils peuvent regarder, mais sans voir, ils peuvent entendre, mais sans comprendre.»

« Voici ce que signifie cette parabole : la semence, c’est la parole de Dieu. Certains sont comme le bord du chemin où tombe le grain : ils entendent, mais le diable arrive et arrache la parole de leur coeur pour les empêcher de croire et d’être sauvés. D’autres sont comme un sol pierreux : ils entendent la parole et la reçoivent avec joie. Mais ils ne la laissent pas s’enraciner, ils ne croient qu’un instant et ils abandonnent la foi au moment où survient l’épreuve. La semence qui tombe parmi les plantes épineuses représente ceux qui entendent ; mais ils se laissent étouffer en chemin par les préoccupations, la richesse et les plaisirs de la vie, et ils ne donnent pas de fruits mûrs. La semence qui tombe dans la bonne terre représente ceux qui écoutent la parole et la gardent dans un coeur bon et bien disposé, qui demeurent fidèles et portent ainsi des fruits. »

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