Mariage Amélie et Mathieu (06.2017)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 24 Juin, nous avons uni devant Dieu Amélie et Mathieu. Ils étaient entourés de leurs familles et de leurs nombreux amis..un peu plus de 220 personnes autour d’eux pour les accompagner dans ce moment si important de leur vie.

Mathéo, leur petit garçon faisait aussi partie de la fête.
L’apéritif qui a suivi nous a permis d’échanger sur notre Eglise et sur les valeurs gallicanes.

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INVITATION

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Bulletin Quatre Temps N°48

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Fête Dieu 2017

Ecouter l’homélie :

Epître selon St Paul: I,Corinthiens 11,23-29

En effet, voici l’enseignement que j’ai reçu du Seigneur et que je vous ai transmis : Le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain et, après avoir remercié Dieu, il le rompit et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites ceci en mémoire de moi. » De même, il prit la coupe après le repas et dit : « Cette coupe est la nouvelle alliance de Dieu, garantie par mon sang. Toutes les fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi. » En effet, jusqu’à ce que le Seigneur vienne, vous annoncez sa mort toutes les fois que vous mangez de ce pain et que vous buvez de cette coupe.

C’est pourquoi, celui qui mange le pain du Seigneur ou boit de sa coupe de façon indigne, se rend coupable de péché envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s’examine soi-même et qu’il mange alors de ce pain et boive de cette coupe ; car si quelqu’un mange du pain et boit de la coupe sans reconnaître leur relation avec le corps du Seigneur, il attire ainsi le jugement sur lui-même.

 

Evangile selon St Jean 6,54-59

Celui qui mange ma chair et boit mon sang possède la vie éternelle et je le relèverai de la mort au dernier jour. Car ma chair est une vraie nourriture et mon sang est une vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure uni à moi et moi à lui. Le Père qui m’a envoyé est vivant et je vis par lui ; de même, celui qui me mange vivra par moi. Voici donc le pain qui est descendu du ciel. Il n’est pas comme celui qu’ont mangé vos ancêtres, qui sont morts. Mais celui qui mange ce pain vivra pour toujours. » Jésus prononça ces paroles alors qu’il enseignait dans la synagogue de Capharnaüm.

 

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Commentaires d’Evangiles pour ACAT/RCF Juin 2017

Lundi 19 juin

Evangile (Mt 5, 38-42)

En ce temps- là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. Eh bien ! Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos ! » – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire

Avec cet Evangile, nous sommes replacés avec Jésus et des disciples au cœur de l’enseignement sur la Montagne, au commencement du ministère du Christ. Jésus apporte un enseignement nouveau et il parle à ses disciples avec des images « choc » et des mots qui dérangent.

Ce passage est un des plus difficiles, c’était vrai hier et c’est encore vrai aujourd’hui. Je pense aux prisonniers torturés, aux femmes battues ou violées ou encore aux enfants maltraités. Quel sens peut bien prendre cette parole pour eux ?. Faut-il alors rejeter cette partie de texte, ne pas en tenir compte et penser que cela n’a plus de sens de nos jours. Faut-il au contraire chercher ce qui se cache derrière ces paroles en ne doutant pas quelles portent une réalité qui seulement se dérobe à notre compréhension.

« Œil pour œil, et dent pour dent » cette parole du Seigneur n’est pas un court de self-défense et ne correspond pas à une situation de crise. Tendre l’autre joue sous les coups d’un agresseur quel qu’il soit n’est pas le message de l’Evangile.

« Œil pour œil, et dent pour dent » cette parole renvoie à la loi de l’Ancien Testament qui était destinée à limiter les représailles face à une offense. Jésus veut dépasser cette situation en renonçant à la vengeance pour le mal fait. Mais il va plus loin encore, car il ne nous cantonne pas dans une attitude passive, il nous invite à agir et à faire autrement.

Il est écrit dans le livre de l’Ecclésiaste 3 8 : « Il y a un temps pour aimer et il y a un temps pour haïr, un temps pour la guerre et un temps pour la Paix ». Chaque temps a sa propre valeur dans le balancement de nos vies. Celui qui veut être Sage doit savoir profiter de la bonne occasion au moment opportun. Attention à ne pas manquer le dernier de ces temps, celui de la Paix ultime qui succède à la guerre.

C’est en puisant au cœur de l’Amour de Dieu que nous pouvons trouver les ressources pour aller vers ce dépassement de nous même. Le message de Jésus, c’est de voir plus loin que notre vision du quotidien. Il nous annonce ce que nous ne savons pas encore de nous-même.

Oui notre humanité peut produire ce qu’il y a de pire, les querelles, les coups, les atrocités et les massacres. Si nous restons dans l’instinct alors nous serons tentés de rendre coup pour coup sous l’emprise de la colère. Mais l’Esprit de Dieu agissant dans le monde, nous porte à une autre dimension, celle qui consiste à construire plutôt que de détruire encore.

Il existe des exemples près de nous, de l’attitude Nelson Mandela à la réconciliation franco-allemande. Oui la parole de Jésus sur la montagne renvoie à l’expression de ce qu’il y a de meilleur en nous et en notre humanité. En puisant au cœur de l’Amour de Dieu, Jésus nous dit que viendra toujours une occasion de faire la Paix. C’est peut-être avec les autres, mais c’est aussi parfois avec nous-même.

Au cœur de l’Amour, la justice ne sera plus contrainte mais un don libre et généreux. Au cœur de l’Amour l’accompagnement et l’ouverture à l’autre sera comme une évidence de vie. Au cœur de l’Amour, ce temps est déjà là, à chacun d’entre nous d’être attentifs aux occasions qui nous sont offertes pour apaiser les petits conflits et les simples querelles. Pour les drames immenses, il faudra parfois toute une vie pour y arriver.

Père Robert Mure

Mardi 20 juin

Évangile (Mt 5, 43-48)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire

Jé­sus ap­porte le chan­ge­ment « Et bien moi je vous dis : Ai­mez ».

Il ne parle pas se­lon une ha­bi­tude de vie, il parle à par­tir de ce qu’il est vrai­ment: Fils du Père, puis­sance d’Amour … et il nous ex­horte à té­moi­gner que nous ap­par­te­nons nous aus­si, hom­mes et fem­mes d’au­jourd’hui, à cette li­gnée « Fils et Filles du Père, frè­res et soeurs du Christ ».

Dans ce texte, Jé­sus sou­haite que nous soyons aus­si dans cette fi­lia­tion par nos pro­pres choix de vie, par no­tre li­ber­té d’ai­mer, et il nous donne la di­rec­tion pour y ar­ri­ver: ai­mer au lieu de haïr.

Lors­que les pa­ro­les de Jé­sus dans les Ecri­tu­res sem­blent être dans l’ex­cès, c’est tou­jours pour at­ti­rer no­tre at­ten­tion, pour nous faire réa­gir. Il sou­haite ici nous faire com­pren­dre que tous nos ac­tes, tou­tes nos pa­ro­les doi­vent être pas­sés au fil­tre de l’amour. « Le dire et le faire » de nos vies doi­vent re­join­dre au plus près le des­sein de Dieu pour nous, en se lais­sant gui­der par son Amour et sa Pa­role créa­trice et vi­vi­fiante re­trou­vée au coeur des Ecri­tu­res.

L’Amour de Dieu pour cha­cun de nous est tel­le­ment im­mense qu’il nous as­pire à Lui, nous en­cou­rage et nous aide à sor­tir de nos en­fer­me­ments, de nos blo­ca­ges et de nos dou­leurs hu­mai­nes. La prière est là au coeur de no­tre vie pour re­trou­ver, en­tre­te­nir, le con­tact avec Dieu et nous se­cou­rir sur no­tre che­min.

Nos en­ne­mis, ceux qui nous per­sé­cu­tent ne sont pas for­cé­ment « l’au­tre » qui nous veut ou nous fait du mal mais pour beau­coup d’en­tre nous, ce sont nos pro­pres en­ne­mis in­té­rieurs. Re­gar­dons à l’in­té­rieur de nous nos la­cu­nes, nos man­que­ments, nos dif­fi­cul­tés… Re­con­nai­ssons les et ap­pre­nons à les ap­pri­voiser, à les re­gar­der avec com­pas­sion, ten­dresse pour nous même … c’est alors que nous pour­rons tra­vailler à les re­dres­ser. Ca ne se fait pas du pre­mier coup, la vie est là toute en­tière pour es­sayer et es­sayer en­core.

Etre pré­sent à Dieu, c’est pou­voir plus fa­ci­le­ment tra­vailler à no­tre re­dres­se­ment.

Par Lui et avec Lui, tout peut se trans­for­mer, évo­luer, chan­ger.

Soyons por­teurs d’Amour au­tour de nous, trans­met­tons cet élan qui nous vient de Dieu et nous se­rons alors avec Lui et Lui en nous.

Ce qui nous est de­man­dé dans ce texte c’est un chan­ge­ment ra­di­cale de no­tre na­ture hu­maine, un chan­ge­ment in­té­rieur qui nous gran­dit et nous re­lie à Dieu : « Naî­tre à nou­veau » nous dit St Jean (3,3-7). Le chris­tia­nisme im­pli­que une vé­ri­ta­ble trans­for­ma­tion de no­tre na­ture hu­maine et c’est Dieu à l’oeu­vre en nous qui nous con­duit sur ce che­min. Il faut pour cela l’ac­cueillir plei­ne­ment par la bonne dis­po­si­tion de no­tre coeur.

Dans ce texte, Jé­sus nous met à l’épreuve pour nous faire réa­gir, met­tez vous en route, mon­trez de la har­diesse, té­moi­gnez ou­ver­te­ment de vo­tre fi­lia­tion, avan­cez, ai­mez… fai­tes le che­min de trans­for­ma­tion et d’amour né­ces­sai­res pour pas­ser de fils de l’hu­ma­ni­té à Fils de Dieu. Ce n’est pas sans ef­forts, ce n’est pas sans re­non­ce­ments, ce n’est pas sans aban­dons…mais c’est pour gran­dir et trou­ver cette nou­velle pa­trie où nous som­mes at­ten­dus, celle où pré­do­mine la loi d’Amour et qui ap­par­tient déjà sur la terre à notre éter­ni­té avec Dieu.

Dame Colette Mure

Mercredi 21 juin

Évangile (Mt 6, 1-6.16-18)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux- là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire- toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. » – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire

Dans cet Evangile, Jésus nous dis et nous redis qu’il est essentiel d’agir en vérité et en discrétion. Nos actes ne peuvent témoigner pour nous auprès de Dieu s’ils sont guidés par une volonté de paraître, un sentiment d’orgueil, de puissance, de supériorité, ou un quelconque sentiment qui ne serait pas issu du plus profond de notre être, issu de notre volonté de témoigner de l’amour de Dieu au cœur de nos vies.

Jésus nous met en garde contre les apparences trompeuses que nous pouvons construire dans tous les actes de notre vie y compris dans notre vie spirituelle. Il nous met en garde jusque dans l’expression de ces trois piliers de notre chrétienté : la charité, la prière et le jeûne.

La prière, le jeûne et l’au­mône étaient les trois ac­tions at­ten­dues du Juif pieux du temps de Jé­sus. Comme Il l’avait déjà dit, Jé­sus n’était pas venu pour dé­truire la loi, mais pour l’ame­ner à la per­fec­tion, pour la por­ter à un ni­veau plus éle­vé. Donc, Il in­siste sur l’exé­cu­tion de ces bon­nes ac­tions non pour être vu et loué des au­tres mais « dans le se­cret », pour le Père. Sa reconnaissance à la fin des temps doit suffire à notre action.

Ton Evangile Seigneur est un appel vibrant à nous recentrer sur l’essentiel. Mais comment passer des mots à la réalité ?

Ne pas chercher une récompense terrestre, ni se montrer ou tirer gloire d’une quelconque action puisque nous la faisons guidés par l’Esprit… c’est donc à Dieu que revient la gloire de nos bonnes actions, car nous suivons ce que nous dictent notre conscience et notre foi chrétienne.

Cette relation authentique avec le Père s’établit dans le secret du coeur. La seule question a se poser est donc : Mon cœur est-il cen­tré sur Dieu seul? Ou M’ar­rive-t-il par­fois de re­cher­cher les élo­ges, l’ad­mi­ra­tion, la satisfaction personnelle? Cet évangile insiste sur le fait que seul ce qui est fait avec un amour sincère durera éternellement.

Dieu voit au plus profond des cœurs. (Jérémie 17 10). « Moi, l’Eternel, j’éprouve le coeur, je sonde les reins, Pour rendre à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses œuvres ». Le jugement de Dieu n’est que dosage de l’amour, l’écoute, l’attention à l’autre que nous aurons su répandre autour de nous

Faire une place en nous, redonner sa place à Dieu en nous. Re­pren­dre le con­trôle de notre pro­pre vie loin des apparences et de diktats

Mon iden­ti­té la plus pro­fonde n’est pas celle que je me fa­bri­que mais l’iden­ti­té qui m’a été don­née par Dieu. Je suis le bien-aimé de Dieu et je le se­rai tou­jours.

Dame Colette Mure

Jeudi 22 Juin

Évangile (Mt 6, 7-15)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé. Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. » – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire

Prier le « No­tre Père » … C’est la de­mande de Jé­sus, c’est la priè­re­ qu’il a lais­sé à ses dis­ci­ples pour s’adres­ser à Dieu. Elle va aus­si leur per­met­tre de prier en­sem­ble au coeur des pre­miè­res com­mu­nau­tés chré­tien­nes. C’est un vé­ri­ta­ble trait d’union en­tre eux, une prière de re­con­nais­sance: il sont chré­tiens.

Les trois pre­miè­res phra­ses de cette prière louent le nom, le rè­gne, et la vo­lon­té de Dieu. Louons nous aus­si son nom par nos voix mais aus­si par nos ac­tes et nos at­ti­tu­des… louons nous aus­si son rè­gne pour qu’il vienne en nos coeurs et nous trans­forme de son Amour, louons nous aus­si sa volon­té pour no­tre monde ter­res­tre afin qu’il soit con­forme à sa vo­lon­té di­vine.

Après la louange vien­nent les de­man­des: Donne nous no­tre pain, par­donne nous nos of­fen­ses, ne nous laisse pas en­trer en ten­ta­tion, dé­li­vre nous du mal. … ces de­man­des ex­pri­ment nos be­soins hu­mains de pain, de par­don et de li­ber­té

no­tre pain de ce jour, re­pré­sente la nour­ri­ture ter­res­tre mais aus­si tout ce qui est no­tre né­ces­saire sur la terre ain­si que la nour­ri­ture de no­tre âme par le pain de l’eu­cha­ris­tie.

En­suite no­tre be­soin de par­don: le par­don de Dieu est ac­quis à ce­lui qui le de­mande sin­cè­re­ment. Par­don­ner à ses frè­res n’est pas une con­di­tion pré­ala­ble au par­don de Dieu, mais ce­lui ou celle qui a ap­pris à par­don­ner, vit en en­fant de Dieu. Le par­don est source de ré­con­ci­lia­tion et fer­ment de paix et de li­ber­té in­té­rieure.

Puis no­tre be­soin de li­ber­té: en ne nous lais­sant pas « en­trer en ten­ta­tion » et en nous dé­li­vrant du mal, Dieu main­tient en nous no­tre li­ber­té d’en­fants de Dieu. Il main­tient en nous cette fi­lia­tion qui nous pro­tège et for­ti­fie no­tre Foi. Ne nous laisse pas non plus en­trer en ten­ta­tion de t’ou­blier, de te ran­ger au pla­card de nos vies, d’en­dur­cir no­tre coeur de chré­tien. Que les tra­gé­dies de no­tre vie, de no­tre monde n’étouf­fent pas non plus no­tre cri d’es­pé­rance.

Je vou­drai main­te­nant m’ar­rê­ter sur les deux pre­miers mot de cette prière: NOTRE PERE

C’est au­jourd’hui la prière qui nous per­met à nous ca­tho­li­ques mais aus­si chré­tiens de dif­fé­ren­tes con­fes­sions de nous re­trou­ver au­tour de cette même prière qui nous parle à tous puis­qu’elle ap­par­tient à tous. Prier en­sem­ble dans l’oe­cu­mé­nisme avec les mê­mes pa­ro­les re­çues du Sei­gneur.

Mais n’en res­tons pas là et in­car­nons vrai­ment en nous et au­tour de nous ce que nous dit cette prière

Avec le « NO­TRE PERE », nous af­fir­mons que nous avons le même Père, té­moi­gnons que nous som­mes frè­res et soeurs par le Christ. Re­pre­nons con­science des exi­gen­ces fra­ter­nel­les que cette prière im­pli­que pour cha­cun de nous. Nous ne pou­vons plus re­gar­der no­tre pro­chain comme un étran­ger.

Soyons at­ten­tifs à ne pas prier le « No­tre Père » d’une ma­nière seu­le­ment ha­bi­tuelle, ne ra­bâ­chons pas des pa­ro­les que nous n’écou­tons plus comme les païens du dé­but de l’Evan­gile de ce jour, mais tous unis dans le même Es­prit, prions avec con­fiance et en vé­ri­té la prière que nous avons re­çue du Sau­veur et té­moi­gnons de no­tre fra­ter­ni­té.

Dame Colette Mure

vendredi 23 juin

Évangile (Mt 11, 25-30)

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire

Jé­sus adresse tout d’abord cette louange à son Père. Ce Père, « Sei­gneur de la terre et du ciel », créa­teur de tou­tes cho­ses vi­si­bles et in­vi­si­bles et Jé­sus loue en­core la bien­veillance pa­ter­nelle pour ce qui est ca­ché aux sa­vants et aux sa­ges et qui est ré­vé­lé aux tout-pe­tits.

Jé­sus veut-il nous dire que cer­tai­nes per­son­nes se­ront pri­vées de la ré­vé­la­tion di­vine? … veut-il nous dire que par avance le Père a ex­clu une par­tie des hom­mes qui ne trou­ve­ra pas grâce à ses yeux?

Non, bien sûr que non, la ré­vé­la­tion de Dieu est pro­mise à tou­tes et à tous.

Alors qui sont ces tout-pe­tits mis en avant par Jé­sus dans cet Evan­gile? Ces tout-pe­tits ne sont sans doute pas des per­son­nes plus par­ti­cu­liè­re­ment que d’au­tres mais plu­tôt un état d’es­prit, une ma­nière d’être.

Lors­que des pa­rents ou des grands pa­rents vi­vent avec des tout-pe­tits, nous som­mes frap­pés par la con­fiance ab­so­lue qu’ils nous accordent. On est aus­si frap­pé par la trans­pa­rence de la re­la­tion qu’il y a avec eux. Cette con­fiance to­tale, cette re­la­tion sans mas­que et en plé­ni­tude, c’est l’at­ti­tude nou­velle ­à la­quelle Jé­sus nous in­vite pour ve­nir à Lui.

« Ve­nez à moi, vous tous qui pei­nez sous le poids du far­deau » … ve­nir à Jé­sus, c’est le faire sans cal­cul, en aban­don­nant le rai­son­ne­ment car­té­sien et la lo­gi­que ma­thé­ma­ti­que ou in­tel­lec­tuelle. Le poids du far­deau, c’est ce­lui de no­tre hu­ma­ni­té, et bien au delà du pé­ché, c’est toute no­tre dif­fi­cul­té à con­duire nos vies, avec nos dou­tes, nos ques­tions, nos er­reurs, nos re­non­ce­ments. Ve­nir à Dieu, c’est ac­cep­ter de lais­ser Dieu agir en nous et alors les Pa­ro­les des Ecri­tu­res se­ront comme un feu bru­lant notre superficialité et mettant en œuvre notre profondeur.

« Ve­nez à moi, pre­nez sur vous mon joug … nous dit Jé­sus. L’ex­pres­sion por­ter mon joug re­pose d’abord sur le fait de le por­ter avec lui, d’avan­cer dans no­tre vie lié à lui. Agir avec le Fils de Dieu, c’est se lais­ser gui­der en con­fiance, s’at­te­ler avec lui au la­beur d’une terre nou­velle. Comme les tout-pe­tits en pleine con­fiance avec leurs pa­rents, avan­cer avec Dieu de­vient plus fa­cile et le far­deau de no­tre exis­tence de­vient plus lé­ger.

Cet Evan­gile est une an­nonce d’une es­pé­rance for­mi­da­ble pour cha­que femme et cha­que homme de cette terre. Cet évan­gile porte un es­poir for­mi­da­ble à con­di­tion de lais­ser s’ex­pri­mer en nous, et en vé­ri­té, ce pe­tit en­fant plein de con­fiance et d’ou­ver­ture que nous avons été et qu’il nous faut ré­veiller. C’est par lui que nous pour­rons ré­pon­dre à l’ap­pel de Jésus et se placer à ses côtés sous son joug et son fardeau léger.

Père Robert Mure

 

 

 

 

 

 

 

 

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Partage Biblique Oecuménique 15 Juin

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La place des femmes dans l’Eglise

LA PLACE DES FEMMES DANS L’EGLISE

« Je vous recommande Phoebé, notre soeur ministre de l’Église de Cenchrées. Accueillez-la dans le Seigneur d’une manière digne des Saints, aidez-la en toute affaire où elle aura besoin de vous. Car elle a été une protectrice pour bien des gens et pour moi-même.

Saluez Priscille et Aquilas, mes compagnons de travail au service de Jésus-Christ.  Ils ont risqué leur propre vie pour sauver la mienne. Je ne suis pas seul à leur être reconnaissant, toutes les Églises du monde non juif le sont aussi. Saluez également l’Église qui se réunit chez eux. Saluez mon cher Épaïnète, qui fut le premier à croire au Christ dans la province d’Asie.  Saluez Marie, qui a beaucoup travaillé pour vous.  Saluez Andronicus et Junias, qui me sont apparentés  et ont été en prison avec moi. Ils sont très estimés parmi les apôtres et ils sont même devenus chrétiens avant moi.
Saluez Ampliatus, qui m’est très cher dans le Seigneur. Saluez Urbain, notre compagnon de travail au service du Christ, et mon cher Stachys. Saluez Apelles, qui a donné des preuves de sa foi au Christ. Saluez les gens de la maison d’Aristobule.  Saluez Hérodion, mon parent. Saluez les gens de la maison de Narcisse qui croient au Seigneur.
Saluez Tryphène et Tryphose, qui travaillent pour le Seigneur, et ma chère Perside, qui a beaucoup travaillé pour lui. Saluez Rufus, ce remarquable serviteur du Seigneur, et sa mère, qui est aussi une mère pour moi. Saluez Asyncrite, Phlégon, Hermès, Patrobas, Hermas, et les frères qui sont avec eux. Saluez Philologue et Julie, Nérée et sa soeur, Olympas, et tous les croyants qui sont avec eux.

Saluez-vous les uns les autres d’un baiser fraternel. Toutes les Églises du Christ vous adressent leurs salutations. »

Voici comment débute l’Epître de Paul aux Romains (Rom.16,1-16). Une lettre de recommandation est portée par Phoebé qui vient de la ville de Cendrées (port de Corinthe). Une femme dont Paul nous dit qu’elle est « ministre » ce que l’on peut traduire par diacre. En tant que « protectrice » elle peut jouer un rôle « d’avocat » qui défend les intérêts de ses clients vis à vis des autorités. Phoebé doit aussi être considérée comme une théologienne, car le porteur d’une lettre est chargé de l’expliquer à ses destinataires. Etant donné la matière de cet Epitre aux Romains, ce n’est qu’une personne à la compétence reconnue de Paul qui pouvait remplir cette tâche.

Il y a dans ce petit passage des écritures une place tout à fait exceptionnelle qui est faite aux femmes et il convient d’insister sur cette citation pour redire la position particulière de l’Eglise Gallicane et la place qu’elle reconnaît aux femmes au sein de l’Eglise avec l’institution du Diaconat féminin.

Il faut insister sur tous les éléments qui permettent de constater que la place des femmes est voulue au cœur même de la religion et cela dès le commencement de l’Eglise des tous premiers siècles. La suite de cet Epître évoque un grand nombre de femmes, dont certaines se sont données « beaucoup de peine » expression qui désigne un ministère actif (Marie, Tryphène, Tryphose, Persis). Il est fait aussi mention de couple comme Aquilas et Prisca (diminutif de Priscilla) dont il est dit que l’Eglise se réunit chez eux.

Comment ne pas être touché par ce texte, car les personnes qu’il décrit ressemblent à celles qui s’occupent de nos chapelles gallicanes. La distance des siècles est comme effacée devant le service et le travail pour cette Eglise Universelle.

L’existence des Diaconesses, semble normal pour nous gallicans de 2017 mais il faut se souvenir que ce ne fut pas toujours ainsi. C’est le Concile de Paris en 1970, sous l’autorité de son nouvel évêque Monseigneur Truchemotte qui fit adopter à nouveau cette pratique de l’Eglise des premiers siècles.

«  Il est décidé de rétablir l’antique discipline de l’Eglise en permettant aux femmes d’accéder aux Ordres mineurs et au Diaconat. Les servants de messe peuvent être filles ou garçons. »

« Là où le Diacre à l’écoute de l’appel du Christ sera souvent appelé à recevoir la prêtrise, la vocation de la Diaconesse bifurque dans une autre direction:  » Que le Diacre soit pour toi l’image du Christ  »  » Que la Diaconesse soit pour toi l’image de l’Esprit-Saint »  proclament les anciennes Constitutions Apostoliques. »

Il semble donc bien qu’il y ait eu – aux temps apostoliques – une perception différente de la place et du rôle de chacun (homme et femme) au sein du Corps Mystique ecclésial.
Ce que l’Eglise primitive avait compris, notre Eglise Gallicane s’efforce de le retrouver. Des diaconesses ont été – et seront encore ordonnées – au sein de nos communautés (il s’agit souvent d’ailleurs d’épouses de prêtres, ce qui fait que la question du sacerdoce féminin se pose avec moins d’acuité chez nous dans la mesure où – à travers le mariage – c’est le couple tout entier qui devient sacerdotal. (citation du site internet gallican.org )

Depuis plus de 40 ans, l’ordination des femmes au Diaconat est une richesse inestimable pour notre Eglise Gallicane de Gazinet. C’est une aventure spirituelle exceptionnelle pour les couples de religieux. Ainsi notre Eglise est vivante et met en œuvre son action dans le monde en cohérence avec l’évolution de notre société. Notre Eglise vit avec son temps et en ce sens elle est dite « Vivante dans le Christ Vivant ».

Il faut cependant se donner la peine de lire sur le « net » les monstruosités qui s’étalent à longueur de pages pour expliquer que jamais les femmes n’ont eu un quelconque rôle dans la vie de l’Eglise. Je ne vais pas leur faire l’honneur d’un marche pied pour mettre en avant cette misogynie et cette peur sidérante de la femme. Le site wikipédia est déjà connu pour son engagement partisan et sa désinformation systématique envers les petites Eglises. Il atteint des sommets de « mauvaise foi » avec son article : Ordination des femmes dans l’Église catholique. Pour wikipédia, les diaconesses n’ont jamais été ordonnées dans l’Eglise, un point c’est tout !!.

Mais ce serait sans compter sur le travail de recherches de Suzanne TUNC avec un ouvrage très documenté Brève Histoire des Chrétiennes, dans la collection Parole présente, les Éditions du CERF, 1989. Le chapitre 11 de ce livre est disponible sur internet et il est consacré aux Diaconesses dans l’histoire ancienne et récente.

Les preuves de l’existence des Diaconesses existent avec une création dans l’Eglise Orientale et plus tard une courte apparition dans l’Eglise Latine. Elles sont citées dans La « Didascalie des apôtres » (IIIe siècle) ainsi qu’au Ier concile de Nicée, en 325 (au canon 19). Le texte le plus important de cette période est celui des Constitutions apostoliques, qui représente la tradition syrienne de la fin du IVe siècle. (le site de notre Eglise y fait référence).

« Dans les Constitutions apostoliques, l’ordination des diaconesses est prévue immédiatement après celle des diacres et avant celle des sous-diacres. Elle comprend l’imposition des mains et l’invocation de l’Esprit-Saint, et elle a lieu en présence du presbytérium, des diacres et diaconesses, c’est-à-dire du clergé supérieur (CA, 8, 24, 2).
Au contraire, l’ordination du sous-diacre et du lecteur, si elle est faite aussi par imposition des mains et invocation de l’Esprit-Saint, ne requiert pas la présence du clergé supérieur (CA, 8, 21, 2 pour le sous-diacre, 8, 22, 2 pour le lecteur).
Selon les Constitutions, la prière d’ordination de la diaconesse est tout à fait semblable à celle de l’ordination des autres clercs, quoique adaptée à son rôle : « Dieu éternel, Père de N. S. J.-C., créateur de l’homme et de la femme, toi qui as rempli de l’Esprit Marie, Debora, Anne et Houlda, toi qui n’as pas dédaigné de faire naître ton Fils unique d’une femme, toi qui as désigné dans la Tente du Témoignage et dans le Temple les gardiennes de tes saintes portes, abaisse maintenant aussi ton regard sur ta servante que voici, désignée pour le diaconat. Donne-lui l’Esprit et purifie-la de toute souillure de la chair et de l’esprit, afin qu’elle s’acquitte dignement de la tâche qui lui a été assignée, pour ta gloire et pour la louange de ton Christ, avec qui soient à toi gloire et adoration, ainsi qu’au Saint-Esprit dans les siècles. Amen ! » (CA, 8, 20, 1-2).» Suzanne TUNC

Personne ne peut nier l’existence et la véracité de ces textes, et ils en existent d’autres comme le recueil appelé « les Canons arabes de Nicée » (Ve siècle) ou le rituel byzantin connu sous le nom de « Euchologue Barberinî » qui décrit aussi des rites d’ordination.
L’histoire cependant se chargera au fil des siècles d’effacer cette dimension de l’Eglise et le pouvoir masculin prend le dessus sans partage. Même si on cite parfois Radegonde ou Hélaria comme ayant été des diaconesses, l’ordination catholique exclue les femmes, qui ne représentent en effet … « que la moitié de l’humanité » !!. Il ne faut pas croire que seul le catholicisme est distant avec les femmes, cette exclusion est malheureusement partagée par presque toutes les religions (voir le dossier « Ces femmes qui bousculent les religions »)

La chapelle Saint Michel Archange à Montbrison tient tout particulièrement à mettre en valeur la place des femmes dans les célébrations. Une semaine sur deux, C’est une diaconesse qui célèbre l’office de Saint André afin que l’affirmation de cette grâce propre à notre Eglise puisse s’exprimer.

De même dans les célébrations œcuméniques, notre Eglise est toujours représentée par le couple sacerdotal qui officie sur Montbrison et cela maintenant est admis par toutes les communautés (religieux et fidèles) qui y participent. Appartenir à une des seules Eglises catholiques qui donne cette place aux femmes est une joie et une fierté immense. Mais les choses ne sont jamais acquises ou définitives et chacun doit être convaincu que c’est un combat qu’il faut toujours mener.

Père Robert

Cet article compte de nombreuses citations :
– L’ouvrage de Suzanne TUNC est publié sur www.womenpriests.org
– Le commentaire de l’Epitre reprend des extraits Le Nouveau Testament commenté, ouvrage collectif sous la direction de Camille Focant et Daniel Marguerat aux éditions Bayard
– Le Monde des religions n° 84 juillet 2017, « Ces femmes qui bousculent les religions »
– Le site officiel de l’Eglise Gallicane : www.gallican.org

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Pentecôte 2017

Ecouter l’homélie:

Epître : Actes des Apôtres 2,1-11

Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit. Tout à coup, un bruit vint du ciel, comme si un vent violent se mettait à souffler, et il remplit toute la maison où ils étaient assis.  Ils virent alors apparaître des langues pareilles à des flammes de feu ; elles se séparèrent et elles se posèrent une à une sur chacun d’eux.  Ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d’autres langues, selon ce que l’Esprit leur donnait d’exprimer.

A Jérusalem vivaient des Juifs pieux, venus de tous les pays du monde. Quand ce bruit se fit entendre, ils s’assemblèrent en foule. Ils étaient tous profondément surpris, car chacun d’eux entendait les croyants parler dans sa propre langue. Ils étaient remplis d’étonnement et d’admiration, et disaient : « Ces gens qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens? 8 Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende parler dans sa langue maternelle ? Parmi nous, il y en a qui viennent du pays des Parthes, de Médie et d’Élam. Il y a des habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et de la province d’Asie, de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de la région de Cyrène, en Libye ; il y en a qui sont venus de Rome, de Crète et d’Arabie ; certains sont nés Juifs, et d’autres se sont convertis à la religion juive. Et pourtant nous les entendons parler dans nos diverses langues des grandes oeuvres de Dieu ! »

Evangile : St Jean 14, 23-31

Jésus lui répondit : « Celui qui m’aime obéira à ce que je dis. Mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui, mon Père et moi, et nous habiterons chez lui. Celui qui ne m’aime pas n’obéit pas à mes paroles. Ce que vous m’entendez dire ne vient pas de moi, mais de mon Père qui m’a envoyé. Je vous ai dit cela pendant que je suis encore avec vous. Celui qui doit vous venir en aide, le Saint-Esprit que le Père enverra en mon nom, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.

« C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne. Je ne vous la donne pas à la manière du monde. Ne soyez pas inquiets, ne soyez pas effrayés. Vous m’avez entendu dire : «Je m’en vais, mais je reviendrai auprès de vous». Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de savoir que je vais auprès du Père, parce que le Père est plus grand que moi. Je vous l’ai dit maintenant, avant que ces choses arrivent, afin que lorsqu’elles arriveront vous croyiez. Je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car le dominateur de ce monde vient. Il n’a aucun pouvoir sur moi, mais il faut que le monde sache que j’aime le Père et que j’agis selon l’ordre que le Père m’a donné. »

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Célébration de l’Ascension

Le Jeudi de l’Ascension, Jésus présent encore parmi ses apôtres depuis la résurrection s’élève maintenant dans les cieux pour rejoindre son Père. Cette présence terrestre est symbolisée par le Cierge Pascal qui éclaire nos Eglises et nos âmes de Pâques à l’Ascension.

C’est avec beaucoup d’émotion que nous éteignons le Cierge pascal après la lecture de l’Evangile et attendons la venue promise de l’Esprit Saint.

Ecoute: Homélie Ascension

Epître : Actes des Apôtres 1, 1-11

Dans mon premier livre, j’ai raconté tout ce que Jésus a fait et enseigné dès le début jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel. Avant d’y monter, il donna ses instructions, par la puissance du Saint-Esprit, à ceux qu’il avait choisis comme apôtres. En effet, après sa mort, c’est à eux qu’il se montra en leur prouvant de bien des manières qu’il était vivant : pendant quarante jours, il leur apparut et leur parla du Royaume de Dieu. Un jour qu’il prenait un repas avec eux, il leur donna cet ordre : « Ne vous éloignez pas de Jérusalem, mais attendez ce que le Père a promis, le don que je vous ai annoncé. Car Jean a baptisé avec de l’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés avec le Saint-Esprit . » Ceux qui étaient réunis auprès de Jésus lui demandèrent alors : « Seigneur, est-ce en ce temps-ci que tu rétabliras le royaume d’Israël ? » Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de savoir quand viendront les temps et les moments, car le Père les a fixés de sa seule autorité . Mais vous recevrez une force quand le Saint-Esprit descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’au bout du monde . » Après ces mots, Jésus s’éleva vers le ciel pendant que tous le regardaient ; puis un nuage le cacha à leurs yeux. Ils avaient encore les regards fixés vers le ciel où Jésus s’élevait, quand deux hommes habillés en blanc se trouvèrent tout à coup près d’eux et leur dirent : « Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? Ce Jésus, qui vous a été enlevé pour aller au ciel, reviendra de la même manière que vous l’avez vu y partir. »

Evangile selon Saint Marc 16, 14-20

Enfin, Jésus se montra aux onze disciples pendant qu’ils mangeaient ; il leur reprocha de manquer de foi et de s’être obstinés à ne pas croire ceux qui l’avaient vu vivant. Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier annoncer la Bonne Nouvelle à tous les êtres humains. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; mais celui qui ne croira pas sera condamné. Et voici à quels signes on pourra reconnaître ceux qui auront cru : ils chasseront des esprits mauvais en mon nom ; ils parleront des langues nouvelles ; s’ils prennent des serpents dans leurs mains ou boivent du poison, il ne leur arrivera aucun mal ; ils poseront les mains sur les malades et ceux-ci seront guéris. » Après leur avoir ainsi parlé, le Seigneur Jésus fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. Les disciples partirent pour annoncer partout la Bonne Nouvelle. Le Seigneur les aidait dans ce travail et confirmait la vérité de leur prédication par les signes miraculeux qui l’accompagnaient.

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Partage biblique Oecuménique 18 Mai

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