Reconnue par l’État en sa qualité de « Association Cultuelle », l’association qui gère la chapelle St Michel Archange s’est engagée à respecter les sept engagements prévus par le Contrat d’Engagement Républicain. Ils sont listés dans le décret n°2021-1947 du 31 décembre 2021.
La Chapelle St Michel et ses religieux vous accueillent et vous invitent à les retrouver en suivant les liens/raccourcis ci-dessous ou en scannant le QR-Code
Comportez-vous entre vous comme on le fait quand on connaît Jésus-Christ: Il possédait depuis toujours la condition divine, mais il n’a pas voulu demeurer l’égal de Dieu. Au contraire, il a de lui-même renoncé à tout ce qu’il avait et il a pris la condition de serviteur. Il est devenu homme parmi les hommes, il a été reconnu comme homme ; il a choisi de vivre dans l’humilité et s’est montré obéissant jusqu’à la mort, la mort sur une croix. C’est pourquoi Dieu l’a élevé à la plus haute place et lui a donné le nom supérieur à tout autre nom. Il a voulu que, pour honorer le nom de Jésus, tous les êtres vivants, dans les cieux, sur la terre et sous la terre, se mettent à genoux, et que tous proclament, à la gloire de Dieu le Père : « Jésus est le Seigneur ! »
Evangile : St Matthieu 21, 1-9
Quand ils approchèrent de Jérusalem et arrivèrent près du village de Bethfagé, sur le mont des Oliviers, Jésus envoya en avant deux des disciples : « Allez au village qui est là devant vous, leur dit-il. Vous y trouverez tout de suite une ânesse attachée et son ânon avec elle. Détachez-les et amenez-les-moi. Si l’on vous dit quelque chose, répondez : «Le Seigneur en a besoin.» Et aussitôt on les laissera partir. »
Cela arriva afin que se réalisent ces paroles du prophète :
« Dites à la population de Sion : Regarde, ton roi vient à toi, plein de douceur, monté sur une ânesse, et sur un ânon, le petit d’une ânesse. »
Les disciples partirent donc et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et l’ânon, posèrent leurs manteaux sur eux et Jésus s’assit dessus. Une grande foule de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et les mettaient sur le chemin. Les gens qui marchaient devant Jésus et ceux qui le suivaient criaient : « Gloire au Fils de David ! Que Dieu bénisse celui qui vient au nom du Seigneur ! Gloire à Dieu dans les cieux ! »
Les Psaumes et les Écrits nous disent des batailles des malheurs et des morts par milliers.
Les psaumes et les écrits nous disent des terreurs des abominations et des temps de misère. Ils peuvent nous parler du monde d’aujourd’hui de la vie qui vient et qui nous terrifie.
Mais ils parlent aussi de nos cœurs embrumés et des chemins fragiles de notre élévation. Ils disent des combats à mener contre nous-mêmes.
Ils montrent le sentier de ce travail sur soi l’alchimie intérieure et notre initiation
Les psaumes et les écrits nous disent le combat sur nos doutes et nos chaînes et l’hiver de nos cœurs
Les psaumes et les écrits nous disent les fureurs de nos âmes cherchant la maison du Seigneur.
Prenons en exemple ces extraits du psaume 90. Que veut-il nous dire ? : « Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, Ni la flèche qui vole de jour … » Les terreurs de la nuit évoquent les menaces que l’on ne voit pas venir. Plus encore que la nuit c’est la frayeur qu’elle engendre qui nous terrifie. La flèche qui vole le jour parle d’une attaque frontale, ouverte et violente. On est démuni face à sa force. Ces attaques peuvent être réelles comme en temps de guerre, mais elles peuvent évoquer aussi les tourments intérieurs psychologiques et spirituels, toutes les interprétations se mêlent.
C’est la grande force des psaumes de proposer plusieurs niveaux de lecture et de compréhension. Aux différentes périodes de la vie, c’est un sens plutôt qu’un autre qui va entrer en résonance avec nos préoccupations ou nos difficultés.
C'est le Divin qui se rend présent par ces textes.
« Il m’invoquera, et je lui répondrai ; Je serai avec lui dans la détresse … » Les psaumes évoquent ainsi la proximité de Dieu et la réponse qu’il nous apporte. Le Très Haut est à l’écoute de nos prières même lorsque tout semble s’écrouler autour de nous ou en nous. Dieu est présent dans nos difficultés, il est à nos cotés dans les tribulations. Le mot à mot exact, c’est « Moi, avec lui, dans l’épreuve » ; qui possède exactement le même sens que le mot « Emmanuel » qui signifie littéralement « Dieu-avec-nous ». Ce Psaume nous offre une vision complète de la protection divine. Il nous rappelle que Dieu, dans Son amour et Sa fidélité, est activement engagé à protéger, délivrer et sauver celles et ceux qui cherchent cette unité en Lui, comme le Christ est Un avec Lui. Pour trouver cette présence à travers la Parole il faut l’aborder avec l’intelligence du cœur afin qu’elle devienne au fil des jours et des ans la véritable nourriture de notre âme.
Père Robert Commentaire plus :https://gallican-montbrison.fr/wp/?p=10147
Homélie Transfiguration 2e Dimanche de carême 2026
Epître: St Paul aux Théssaloniciens 1,4,1-7
Enfin, frères, vous avez appris de nous comment vous devez vous conduire pour plaire à Dieu. Certes, vous vous conduisez déjà ainsi. Mais maintenant, nous vous le demandons et vous en supplions au nom du Seigneur Jésus : faites mieux encore. Vous connaissez en effet les instructions que nous vous avons données de la part du Seigneur Jésus. Voici quelle est la volonté de Dieu : c’est que vous soyez saints et que vous vous gardiez de l’immoralité. Que chacun de vous sache prendre femme d’une façon sainte et honorable, sans se laisser dominer par de mauvais désirs, comme les païens qui ne connaissent pas Dieu. Dans cette affaire, que personne ne cause du tort à son frère ou ne porte atteinte à ses droits. Nous vous l’avons déjà dit et vous en avons sérieusement avertis : le Seigneur punira ceux qui commettent de telles fautes. Dieu ne nous a pas appelés à vivre dans l’immoralité, mais dans la sainteté.
Evangile: St Matthieu 17,1-9
Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, frère de Jacques, et les conduisit sur une haute montagne où ils se trouvèrent seuls. Il changea d’aspect devant leurs yeux ; son visage se mit à briller comme le soleil et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Soudain les trois disciples virent Moïse et Élie qui parlaient avec Jésus. Pierre dit alors à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici. Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu’un nuage brillant vint les couvrir, et du nuage une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je mets toute ma joie. Écoutez-le! ». Quand les disciples entendirent cette voix, ils eurent tellement peur qu’ils se jetèrent le visage contre terre. Jésus s’approcha d’eux, les toucha et dit : « Relevez-vous, n’ayez pas peur. » Ils levèrent alors les yeux et ne virent personne d’autre que Jésus. Tandis qu’ils descendaient de la montagne, Jésus leur fit cette recommandation : « Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme revienne d’entre les morts. »
Psaume 90 (91) – avec la fraternelle autorisation de « Sérénité chantée »
Psaume 91- Louis Segond (1910)
1 Celui qui demeure sous l’abri du Très Haut repose à l’ombre du Tout Puissant.
2 Je dis à l’Éternel : Mon refuge et ma forteresse, Mon Dieu en qui je me confie !
3 Car c’est Lui qui te délivre du filet de l’oiseleur, de la peste et de ses ravages.
4 Il te couvrira de ses plumes, et tu trouveras un refuge sous ses ailes ; Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse.
5 Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole de jour,
6 Ni la peste qui marche dans les ténèbres, ni la contagion qui frappe en plein midi.
7 Que mille tombent à ton côté, et dix mille à ta droite, tu ne seras pas atteint ;
8 De tes yeux seulement tu regarderas, et tu verras la rétribution des méchants.
9 Car tu es mon refuge, Ô Éternel ! Tu fais du Très Haut ta retraite.
10 Aucun malheur ne t’arrivera, aucun fléau n’approchera de ta tente.
11 Car il ordonnera à ses anges de te garder dans toutes tes voies ;
12 Ils te porteront sur les mains de peur que ton pied ne heurte contre une pierre.
13 Tu marcheras sur le lion et sur l’aspic, tu fouleras le lionceau et le dragon.
14 Puisqu’il m’aime, Je le délivrerai ; Je le protégerai, puisqu’il connaît mon nom.
15 Il m’invoquera, et je lui répondrai ; Je serai avec lui dans la détresse, Je le délivrerai et je le glorifierai.
16 Je le rassasierai de longs jours et je lui ferai voir mon salut.
Le psaume 91 (ou 90 selon les versions) peut être abordé et décrypté de multiples façons. Il possède une grande richesse de réflexion ainsi qu’une dimension poétique très présente. Le choix de ce psaume au 19 février 2026 est aussi une volonté particulière de notre part car nous sommes au début du carême. Or ce psaume est structurant de la liturgie du 1er dimanche de carême (chez les Gallicans) et il porte l’esprit même du carême. Il porte l’esprit de l’expérience spirituelle chrétienne. Avec ce psaume nous sommes placés dans ce face à face avec Dieu et il constitue un outil opératif précieux pour prier. Prier et faire une place plus importante à Dieu au cœur de ce temps. Le psaume 90 représente l’archétype du chemin qui conduit vers Pâques. La charité, le jeune, l’aumône, sont des traductions et des actions qui participent et expriment le carême mais il ne faut pas les confondre avec le principe véritable. Le cœur de ce temps et le sens de cette période, c’est de prier avec l’intention de connaître le Nom du Seigneur.
Entrons dans une lecture (prière) détaillée, versets après versets..après avoir écouté ce psaume par « Sérénité sacrée » qui nous autorise à déposer leurs voix sur le site de la chapelle. Merci à eux !
Supposons que je parle les langues des hommes et même celles des anges : si je n’ai pas d’amour, je ne suis rien de plus qu’un métal qui résonne ou qu’une cymbale bruyante. Je pourrais transmettre des messages reçus de Dieu, posséder toute la connaissance et comprendre tous les mystères, je pourrais avoir la foi capable de déplacer des montagnes, si je n’ai pas d’amour, je ne suis rien. Je pourrais distribuer tous mes biens aux affamés et même livrer mon corps aux flammes, si je n’ai pas d’amour, cela ne me sert à rien.
Qui aime est patient et bon, il n’est pas envieux, ne se vante pas et n’est pas prétentieux ; qui aime ne fait rien de honteux, n’est pas égoïste, ne s’irrite pas et n’éprouve pas de rancune ; qui aime ne se réjouit pas du mal, il se réjouit de la vérité. Qui aime supporte tout et garde en toute circonstance la foi, l’espérance et la patience.
L’amour est éternel. Les messages divins cesseront un jour, le don de parler en des langues inconnues prendra fin, la connaissance disparaîtra. En effet, notre connaissance est incomplète et notre annonce des messages divins est limitée ; mais quand viendra la perfection, ce qui est incomplet disparaîtra.
Lorsque j’étais enfant, je parlais, pensais et raisonnais comme un enfant ; mais une fois devenu adulte, j’ai abandonné tout ce qui est propre à l’enfant. A présent, nous ne voyons qu’une image confuse, pareille à celle d’un vieux miroir; mais alors, nous verrons face à face. A présent, je ne connais qu’incomplètement ; mais alors, je connaîtrai Dieu complètement, comme lui-même me connaît.
Maintenant, ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance et l’amour ; mais la plus grande des trois est l’amour.
Evangile: St Luc 18,31-43
Jésus prit les douze disciples avec lui et leur dit : « Écoutez, nous allons à Jérusalem où se réalisera tout ce que les prophètes ont écrit au sujet du Fils de l’homme. On le livrera aux païens, qui se moqueront de lui, l’insulteront et cracheront sur lui. Ils le frapperont à coups de fouet et le mettront à mort. Et le troisième jour il se relèvera de la mort. » Mais les disciples ne comprirent rien à cela ; le sens de ces paroles leur était caché et ils ne savaient pas de quoi Jésus parlait.
Jésus approchait de Jéricho. Or, un aveugle était assis au bord du chemin et mendiait. Il entendit la foule qui avançait et demanda ce que c’était. On lui apprit que Jésus de Nazareth passait par là. Alors il s’écria : « Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! » Ceux qui marchaient en avant lui faisaient des reproches pour qu’il se taise, mais il criait encore plus fort : « Fils de David, aie pitié de moi ! » Jésus s’arrêta et ordonna qu’on le lui amène. Quand l’aveugle se fut approché, Jésus lui demanda : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il répondit : « Maître, fais que je voie de nouveau. » Et Jésus lui dit : « Eh bien, ta foi t’a guéri x . » Aussitôt, il put voir, et il suivait Jésus en louant Dieu. Toute la foule vit cela et se mit aussi à louer Dieu.
Epître: Paul aux Corinthiens (1; 9, 24-27 et 10, 1-5)
Vous savez sûrement que les coureurs dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix. Courez donc de manière à remporter le prix. Tous les athlètes à l’entraînement s’imposent une discipline sévère. Ils le font pour gagner une couronne qui se fane vite ; mais nous, nous le faisons pour gagner une couronne qui ne se fanera jamais. C’est pourquoi je cours les yeux fixés sur le but ; c’est pourquoi je suis semblable au boxeur qui ne frappe pas au hasard. Je traite durement mon corps et je le maîtrise sévèrement, afin de ne pas être moi-même disqualifié après avoir prêché aux autres.
Je veux que vous vous rappeliez, frères, ce qui est arrivé à nos ancêtres du temps de Moïse. Ils ont tous été sous la protection du nuage et ils ont tous passé à travers la mer Rouge. Dans le nuage et dans la mer, ils ont tous été baptisés en communion avec Moïse. Ils ont tous mangé la même nourriture spirituelle et ils ont tous bu la même boisson spirituelle : ils buvaient en effet au rocher spirituel qui les accompagnait, et ce rocher était le Christ. Pourtant, la plupart d’entre eux ne furent pas agréables à Dieu et c’est pourquoi ils tombèrent morts dans le désert.
Evangile: St Matthieu (20,1-16)
« Voici, en effet, à quoi ressemble le Royaume des cieux : Un propriétaire sortit tôt le matin afin d’engager des ouvriers pour sa vigne. Il convint avec eux de leur payer le salaire habituel, une pièce d’argent par jour, et les envoya travailler dans sa vigne. Il sortit de nouveau à neuf heures du matin et en vit d’autres qui se tenaient sur la place sans rien faire. Il leur dit : «Allez, vous aussi, travailler dans ma vigne et je vous donnerai un juste salaire.» Et ils y allèrent. Le propriétaire sortit encore à midi, puis à trois heures de l’après-midi et fit de même. Enfin, vers cinq heures du soir, il sortit et trouva d’autres hommes qui se tenaient encore sur la place. Il leur demanda : «Pourquoi restez-vous ici tout le jour sans rien faire ?» — «Parce que personne ne nous a engagés», répondirent-ils. Il leur dit : «Eh bien, allez, vous aussi, travailler dans ma vigne.»
« Quand vint le soir, le propriétaire de la vigne dit à son contremaître : «Appelle les ouvriers et paie à chacun son salaire. Tu commenceras par les derniers engagés et tu termineras par les premiers engagés.» Ceux qui s’étaient mis au travail à cinq heures du soir vinrent alors et reçurent chacun une pièce d’argent. Quand ce fut le tour des premiers engagés, ils pensèrent qu’ils recevraient plus ; mais on leur remit aussi à chacun une pièce d’argent. En la recevant, ils critiquaient le propriétaire et disaient : «Ces ouvriers engagés en dernier n’ont travaillé qu’une heure et tu les as payés comme nous qui avons supporté la fatigue d’une journée entière de travail sous un soleil brûlant !»
Mais le propriétaire répondit à l’un d’eux : «Mon ami, je ne te cause aucun tort. Tu as convenu avec moi de travailler pour une pièce d’argent par jour, n’est-ce pas ? Prends donc ton salaire et va-t’en. Je veux donner à ce dernier engagé autant qu’à toi.
N’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon argent ?
Paul a été baptisé ce Dimanche dans l’intimité familiale. La cérémonie de Baptême de Gazinet est toujours très appréciée car elle pose de nombreux gestes, tirés des paroles et des actions du Christ Jésus durant son ministère. Nous avons pris le temps, comme a chaque fois, de commenter chaque geste posé, afin que le baptême du jeune enfant soit aussi une évocation, pour chacune et chacun, de notre propre baptême.
Paul est le 3e baptisé, après ses soeurs Lou en 2020 et Maya en 2023. Ses cousines et cousins ont été très attentifs et ont transmis à Paul des petits dessins pour lui montrer leur affection. C’est aussi l’occasion de parler de Jésus aux petits. Les témoignages des parrain et marraine ont aussi résonné de Foi et d’affection.
Paul est le 30e baptisé depuis l’ouverture de la chapelle et peu à peu la communauté gallicane s’agrandit sur Montbrison, chacun chacune y apportant sa foi, sa joie ou ses peines.