Reconnue par l’État en sa qualité de « Association Cultuelle », l’association qui gère la chapelle St Michel Archange s’est engagée à respecter les sept engagements prévus par le Contrat d’Engagement Républicain. Ils sont listés dans le décret n°2021-1947 du 31 décembre 2021.
La Chapelle St Michel et ses religieux vous accueillent et vous invitent à les retrouver en suivant les liens/raccourcis ci-dessous ou en scannant le QR-Code
Mes frères, éliminez en vous ce vieux levain pour que vous deveniez semblables à une pâte nouvelle et sans levain. Vous l’êtes déjà en réalité depuis que le Christ, notre agneau pascal, a été sacrifié. Célébrons donc notre fête, non pas avec du pain fait avec le vieux levain du péché et de l’immoralité, mais avec le pain sans levain de la pureté et de la vérité.
Evangile: St Marc 16, 1-7
Quand le jour du sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé achetèrent des huiles parfumées pour aller embaumer le corps de Jésus. Très tôt le dimanche matin, au lever du soleil, elles se rendirent au tombeau. Elles se disaient l’une à l’autre : « Qui va rouler pour nous la pierre qui ferme l’entrée du tombeau ? » Mais quand elles regardèrent, elles virent que la pierre, qui était très grande, avait déjà été roulée de côté. Elles entrèrent alors dans le tombeau ; elles virent là un jeune homme, assis à droite, qui portait une robe blanche, et elles furent effrayées. Mais il leur dit : « Ne soyez pas effrayées ; vous cherchez Jésus de Nazareth, celui qu’on a cloué sur la croix ; il est revenu de la mort à la vie, il n’est pas ici. Regardez, voici l’endroit où on l’avait déposé. Allez maintenant dire ceci à ses disciples, y compris à Pierre : «Il va vous attendre en Galilée ;
lors de la veillée pascale, le Prêtre bénit le feu nouveau et éclaire le cierge pascal qui représente la présence du Christ parmi nous de Pâques jusqu’à l’ascension, comme Il a été encore présent autour de ses apôtres après la résurrection avant de remonter définitivement vers son Père pour l’ascension et de nous envoyer l’Esprit Saint lors de la Pentecôte. Ensuite, le prêtre prépare et bénit l’eau qui servira aux baptêmes de l’année; puis commence la célébration de la veillée pascale.
Epitre St Paul aux colossiens 3,1-4 :
Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre. En effet, vous êtes passés par la mort, et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu. Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.
Evangile : St Matthieu 28,1-7
Après le sabbat, à l’heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent pour regarder le sépulcre. Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ; l’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. Il avait l’aspect de l’éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Les gardes, dans la crainte qu’ils éprouvèrent, se mirent à trembler et devinrent comme morts. L’ange prit la parole et dit aux femmes : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il reposait. Puis, vite, allez dire à ses disciples : “Il est ressuscité d’entre les morts, et voici qu’il vous précède en Galilée ; là, vous le verrez.” Voilà ce que j’avais à vous dire. »
Quand vous vous réunissez, ce n’est pas le repas du Seigneur que vous prenez : en effet, dès que vous êtes à table, chacun se hâte de prendre son propre repas, de sorte que certains ont faim tandis que d’autres s’enivrent. N’avez-vous pas vos maisons pour y manger et y boire ? Ou bien méprisez-vous l’Église de Dieu et voulez-vous humilier ceux qui n’ont rien ? Qu’attendez-vous que je vous dise ? Faut-il que je vous félicite ? Non, je ne peux vraiment pas vous féliciter !
En effet, voici l’enseignement que j’ai reçu du Seigneur et que je vous ai transmis : Le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain et, après avoir remercié Dieu, il le rompit et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites ceci en mémoire de moi. » De même, il prit la coupe après le repas et dit : « Cette coupe est la nouvelle alliance de Dieu, garantie par mon sang. Toutes les fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi. » En effet, jusqu’à ce que le Seigneur vienne, vous annoncez sa mort toutes les fois que vous mangez de ce pain et que vous buvez de cette coupe.
C’est pourquoi, celui qui mange le pain du Seigneur ou boit de sa coupe de façon indigne, se rend coupable de péché envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s’examine soi-même et qu’il mange alors de ce pain et boive de cette coupe ; car si quelqu’un mange du pain et boit de la coupe sans reconnaître leur relation avec le corps du Seigneur, il attire ainsi le jugement sur lui-même. C’est pour cette raison que beaucoup d’entre vous sont malades et faibles, et que plusieurs sont morts. Si nous commencions par nous examiner nous-mêmes, nous éviterions de tomber sous le jugement de Dieu. Mais nous sommes jugés et corrigés par le Seigneur afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde.
Evangile: St Jean 13,1-15
C’était la veille de la fête de la Pâque. Jésus savait que l’heure était venue pour lui de quitter ce monde pour aller auprès du Père. Il avait toujours aimé les siens qui étaient dans le monde et il les aima jusqu’à la fin. Jésus et ses disciples prenaient le repas du soir. Le diable avait déjà persuadé Judas, fils de Simon Iscariote, de trahir Jésus. Jésus savait que lui-même était venu de Dieu et retournait à Dieu, et que le Père avait tout mis en son pouvoir. Il se leva de table, ôta son vêtement de dessus et prit un linge dont il s’entoura la taille. Ensuite, il versa de l’eau dans une cuvette et se mit à laver les pieds de ses disciples, puis à les essuyer avec le linge qu’il avait autour de la taille. Il arriva ainsi près de Simon Pierre, qui lui dit : « Seigneur, vas-tu me laver les pieds, toi ? » Jésus lui répondit : « Tu ne saisis pas maintenant ce que je fais, mais tu comprendras plus tard. » Pierre lui dit : « Non, tu ne me laveras jamais les pieds ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te les lave pas, tu n’auras aucune part à ce que j’apporte. » Simon Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, ne me lave pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Celui qui a pris un bain n’a plus besoin de se laver, sinon les pieds, car il est entièrement propre. Vous êtes propres, vous, mais pas tous cependant. » Jésus savait bien qui allait le trahir ; c’est pourquoi il dit : « Vous n’êtes pas tous propres. »
Après leur avoir lavé les pieds, Jésus reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez «Maître» et «Seigneur», et vous avez raison, car je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. Je vous ai donné un exemple pour que vous agissiez comme je l’ai fait pour vous.
Comportez-vous entre vous comme on le fait quand on connaît Jésus-Christ: Il possédait depuis toujours la condition divine, mais il n’a pas voulu demeurer l’égal de Dieu. Au contraire, il a de lui-même renoncé à tout ce qu’il avait et il a pris la condition de serviteur. Il est devenu homme parmi les hommes, il a été reconnu comme homme ; il a choisi de vivre dans l’humilité et s’est montré obéissant jusqu’à la mort, la mort sur une croix. C’est pourquoi Dieu l’a élevé à la plus haute place et lui a donné le nom supérieur à tout autre nom. Il a voulu que, pour honorer le nom de Jésus, tous les êtres vivants, dans les cieux, sur la terre et sous la terre, se mettent à genoux, et que tous proclament, à la gloire de Dieu le Père : « Jésus est le Seigneur ! »
Evangile : St Matthieu 21, 1-9
Quand ils approchèrent de Jérusalem et arrivèrent près du village de Bethfagé, sur le mont des Oliviers, Jésus envoya en avant deux des disciples : « Allez au village qui est là devant vous, leur dit-il. Vous y trouverez tout de suite une ânesse attachée et son ânon avec elle. Détachez-les et amenez-les-moi. Si l’on vous dit quelque chose, répondez : «Le Seigneur en a besoin.» Et aussitôt on les laissera partir. »
Cela arriva afin que se réalisent ces paroles du prophète :
« Dites à la population de Sion : Regarde, ton roi vient à toi, plein de douceur, monté sur une ânesse, et sur un ânon, le petit d’une ânesse. »
Les disciples partirent donc et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et l’ânon, posèrent leurs manteaux sur eux et Jésus s’assit dessus. Une grande foule de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et les mettaient sur le chemin. Les gens qui marchaient devant Jésus et ceux qui le suivaient criaient : « Gloire au Fils de David ! Que Dieu bénisse celui qui vient au nom du Seigneur ! Gloire à Dieu dans les cieux ! »
Les Psaumes et les Écrits nous disent des batailles des malheurs et des morts par milliers.
Les psaumes et les écrits nous disent des terreurs des abominations et des temps de misère. Ils peuvent nous parler du monde d’aujourd’hui de la vie qui vient et qui nous terrifie.
Mais ils parlent aussi de nos cœurs embrumés et des chemins fragiles de notre élévation. Ils disent des combats à mener contre nous-mêmes.
Ils montrent le sentier de ce travail sur soi l’alchimie intérieure et notre initiation
Les psaumes et les écrits nous disent le combat sur nos doutes et nos chaînes et l’hiver de nos cœurs
Les psaumes et les écrits nous disent les fureurs de nos âmes cherchant la maison du Seigneur.
Prenons en exemple ces extraits du psaume 90. Que veut-il nous dire ? : « Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, Ni la flèche qui vole de jour … » Les terreurs de la nuit évoquent les menaces que l’on ne voit pas venir. Plus encore que la nuit c’est la frayeur qu’elle engendre qui nous terrifie. La flèche qui vole le jour parle d’une attaque frontale, ouverte et violente. On est démuni face à sa force. Ces attaques peuvent être réelles comme en temps de guerre, mais elles peuvent évoquer aussi les tourments intérieurs psychologiques et spirituels, toutes les interprétations se mêlent.
C’est la grande force des psaumes de proposer plusieurs niveaux de lecture et de compréhension. Aux différentes périodes de la vie, c’est un sens plutôt qu’un autre qui va entrer en résonance avec nos préoccupations ou nos difficultés.
C'est le Divin qui se rend présent par ces textes.
« Il m’invoquera, et je lui répondrai ; Je serai avec lui dans la détresse … » Les psaumes évoquent ainsi la proximité de Dieu et la réponse qu’il nous apporte. Le Très Haut est à l’écoute de nos prières même lorsque tout semble s’écrouler autour de nous ou en nous. Dieu est présent dans nos difficultés, il est à nos cotés dans les tribulations. Le mot à mot exact, c’est « Moi, avec lui, dans l’épreuve » ; qui possède exactement le même sens que le mot « Emmanuel » qui signifie littéralement « Dieu-avec-nous ». Ce Psaume nous offre une vision complète de la protection divine. Il nous rappelle que Dieu, dans Son amour et Sa fidélité, est activement engagé à protéger, délivrer et sauver celles et ceux qui cherchent cette unité en Lui, comme le Christ est Un avec Lui. Pour trouver cette présence à travers la Parole il faut l’aborder avec l’intelligence du cœur afin qu’elle devienne au fil des jours et des ans la véritable nourriture de notre âme.
Père Robert Commentaire plus :https://gallican-montbrison.fr/wp/?p=10147
Homélie Transfiguration 2e Dimanche de carême 2026
Epître: St Paul aux Théssaloniciens 1,4,1-7
Enfin, frères, vous avez appris de nous comment vous devez vous conduire pour plaire à Dieu. Certes, vous vous conduisez déjà ainsi. Mais maintenant, nous vous le demandons et vous en supplions au nom du Seigneur Jésus : faites mieux encore. Vous connaissez en effet les instructions que nous vous avons données de la part du Seigneur Jésus. Voici quelle est la volonté de Dieu : c’est que vous soyez saints et que vous vous gardiez de l’immoralité. Que chacun de vous sache prendre femme d’une façon sainte et honorable, sans se laisser dominer par de mauvais désirs, comme les païens qui ne connaissent pas Dieu. Dans cette affaire, que personne ne cause du tort à son frère ou ne porte atteinte à ses droits. Nous vous l’avons déjà dit et vous en avons sérieusement avertis : le Seigneur punira ceux qui commettent de telles fautes. Dieu ne nous a pas appelés à vivre dans l’immoralité, mais dans la sainteté.
Evangile: St Matthieu 17,1-9
Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, frère de Jacques, et les conduisit sur une haute montagne où ils se trouvèrent seuls. Il changea d’aspect devant leurs yeux ; son visage se mit à briller comme le soleil et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Soudain les trois disciples virent Moïse et Élie qui parlaient avec Jésus. Pierre dit alors à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici. Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu’un nuage brillant vint les couvrir, et du nuage une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je mets toute ma joie. Écoutez-le! ». Quand les disciples entendirent cette voix, ils eurent tellement peur qu’ils se jetèrent le visage contre terre. Jésus s’approcha d’eux, les toucha et dit : « Relevez-vous, n’ayez pas peur. » Ils levèrent alors les yeux et ne virent personne d’autre que Jésus. Tandis qu’ils descendaient de la montagne, Jésus leur fit cette recommandation : « Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme revienne d’entre les morts. »
Psaume 90 (91) – avec la fraternelle autorisation de « Sérénité chantée »
Psaume 91- Louis Segond (1910)
1 Celui qui demeure sous l’abri du Très Haut repose à l’ombre du Tout Puissant.
2 Je dis à l’Éternel : Mon refuge et ma forteresse, Mon Dieu en qui je me confie !
3 Car c’est Lui qui te délivre du filet de l’oiseleur, de la peste et de ses ravages.
4 Il te couvrira de ses plumes, et tu trouveras un refuge sous ses ailes ; Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse.
5 Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole de jour,
6 Ni la peste qui marche dans les ténèbres, ni la contagion qui frappe en plein midi.
7 Que mille tombent à ton côté, et dix mille à ta droite, tu ne seras pas atteint ;
8 De tes yeux seulement tu regarderas, et tu verras la rétribution des méchants.
9 Car tu es mon refuge, Ô Éternel ! Tu fais du Très Haut ta retraite.
10 Aucun malheur ne t’arrivera, aucun fléau n’approchera de ta tente.
11 Car il ordonnera à ses anges de te garder dans toutes tes voies ;
12 Ils te porteront sur les mains de peur que ton pied ne heurte contre une pierre.
13 Tu marcheras sur le lion et sur l’aspic, tu fouleras le lionceau et le dragon.
14 Puisqu’il m’aime, Je le délivrerai ; Je le protégerai, puisqu’il connaît mon nom.
15 Il m’invoquera, et je lui répondrai ; Je serai avec lui dans la détresse, Je le délivrerai et je le glorifierai.
16 Je le rassasierai de longs jours et je lui ferai voir mon salut.
Le psaume 91 (ou 90 selon les versions) peut être abordé et décrypté de multiples façons. Il possède une grande richesse de réflexion ainsi qu’une dimension poétique très présente. Le choix de ce psaume au 19 février 2026 est aussi une volonté particulière de notre part car nous sommes au début du carême. Or ce psaume est structurant de la liturgie du 1er dimanche de carême (chez les Gallicans) et il porte l’esprit même du carême. Il porte l’esprit de l’expérience spirituelle chrétienne. Avec ce psaume nous sommes placés dans ce face à face avec Dieu et il constitue un outil opératif précieux pour prier. Prier et faire une place plus importante à Dieu au cœur de ce temps. Le psaume 90 représente l’archétype du chemin qui conduit vers Pâques. La charité, le jeune, l’aumône, sont des traductions et des actions qui participent et expriment le carême mais il ne faut pas les confondre avec le principe véritable. Le cœur de ce temps et le sens de cette période, c’est de prier avec l’intention de connaître le Nom du Seigneur.
Entrons dans une lecture (prière) détaillée, versets après versets..après avoir écouté ce psaume par « Sérénité sacrée » qui nous autorise à déposer leurs voix sur le site de la chapelle. Merci à eux !