Samedi Saint … Message 2020 de Mgr Thierry Teyssot, Evêque de notre Eglise. RAPPEL

Samedi Saint, jour particulier. Symboliquement le Christ est mort, pourtant il n’est pas encore ressuscité. La joie pascale attendra demain.
Alors posons-nous la question ; que se passe-t-il durant ces trois jours où le corps de Jésus est inerte dans une anfractuosité de la montagne, taillée dans le roc ?
L’Apôtre Pierre dans sa première épître écrit que Jésus est allé annoncer la Bonne Nouvelle aux morts (1 Pierre 3,19 et 4,6). Selon le Credo des Apôtres Jésus est : « descendu aux enfers ». Moments particuliers ! Le Christ plonge à la rencontre de ceux qui ont vécu jadis… « Abraham a désiré voir mon jour et il l’a vu » écrit Jean dans son évangile (Jean 8,56).
La pensée dirigée dans un tel sens nous éloigne de notions théologiques où ceux qui sont morts dormiraient dans une espèce d’inconscience… Non ! Les morts de l’Ancien Testament ont pu voir le jour où Jésus est venu, ils ont pu écouter et ont eu l’occasion d’adhérer ou non à la Bonne Nouvelle : voilà l’enseignement de l’Église. Là même elle puise un renforcement de sa certitude en la Communion des Saints.
La mise au sépulcre du corps de Jésus est comme un regard prophétique jeté sur l’au-delà, lui-même…
Entre ce corps sans vie et la vie qui a quitté le corps, il n’y a plus qu’un lien, invisible pour l’incroyant : la Prière. Elle est symbolisée dans la treizième station du chemin de croix par le personnage de Marie recevant le corps exsangue de son fils.
En ces temps de pandémie meurtrière elle accueille et reçoit les défunts. La prière mariale exprime cette volonté depuis toujours : la dame au manteau bleu « prie pour nous maintenant et à l’heure de notre mort. » Une pensée pour elle, une pensée pour nos défunts ! Amen

Thierry Teyssot, Evêque

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Vendredi Saint : « Tout est accompli… »

Ecoute Mp3: chemin croix  (1)  et  chemin croix  (suite)

Vendredi Saint, Jésus-Christ meurt sur la croix par amour pour nous.

Il aime tant les hommes qu’il ne veut pas les renier pour se sauver lui-même:

« Ne sais tu pas que je pourrai appeler mon père à l’aide et qu’il m’enverrait aussitôt plus de douze armées d’anges (Matthieu 26,53)

Il accepte le sort qui lui est réservé, le pire des châtiments de l’époque, celui réservé aux criminels!

Jusqu’au bout il aime l’humanité…  jusqu’au bout il fait confiance à Dieu

Il accepte ce destin pour sauver par avance tous les hommes, de leurs difficultés à aimer, de leurs erreurs, de leur éloignement à la Parole…

Il accepte son destin pour nous donner le meilleur: une vie sous le regard bienveillant de Dieu.

Il meurt sans renier l’humanité afin de ne pas nous laisser sans le secours de Dieu.

Alors même qu’Il sait qu’il va être arrêté pour être crucifié, Il instaure l’Eucharistie… moyen de rester avec nous et en nous jusqu’à la fin des temps; moyen de nous ressourcer à chaque communion… il ne bannit pas l’homme, il va même plus loin, il l’accomplit, lui redonne la possibilité de retrouver sa dimension d’éternité.

Pourtant l’homme est changeant: Le Dimanche des Rameaux le Christ est acclamé à Jérusalem en héros après la résurrection de Lazare; quelques jours après le Christ est arrêté, jugé, crucifié et plus personne ne prend sa défense … même les plus fidèles le renient. Malgré cela, sur la croix, il demande encore à son Père de nous rester présent!

« Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23,34).

Et, depuis le matin de Pâques, avec la certitude de la Résurrection du Christ au vu du tombeau vide, nous avons la confirmation que nous ne sommes jamais seuls. Il est toujours proche de nous avec nos difficultés et nos joies de chaque jour.

Accordons lui une place dans nos vies, acceptons qu’il nous guide, retrouvons-le au coeur de notre prière et au sein des célébrations, tout particulièrement lors de celles de Pâques ce Dimanche à 10h30 à la chapelle.

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Bénédiction et messe des rameaux

Epître: St Paul aux Philippiens 2, 5-11

Comportez-vous entre vous comme on le fait quand on connaît Jésus-Christ: Il possédait depuis toujours la condition divine, mais il n’a pas voulu demeurer l’égal de Dieu. Au contraire, il a de lui-même renoncé à tout ce qu’il avait et il a pris la condition de serviteur. Il est devenu homme parmi les hommes, il a été reconnu comme homme ; il a choisi de vivre dans l’humilité et s’est montré obéissant jusqu’à la mort, la mort sur une croix. C’est pourquoi Dieu l’a élevé à la plus haute place et lui a donné le nom supérieur à tout autre nom. Il a voulu que, pour honorer le nom de Jésus, tous les êtres vivants, dans les cieux, sur la terre et sous la terre, se mettent à genoux, et que tous proclament, à la gloire de Dieu le Père : « Jésus est le Seigneur ! » 

Evangile :  St Matthieu 21, 1-9

Quand ils approchèrent de Jérusalem et arrivèrent près du village de Bethfagé, sur le mont des Oliviers, Jésus envoya en avant deux des disciples : « Allez au village qui est là devant vous, leur dit-il. Vous y trouverez tout de suite une ânesse attachée et son ânon avec elle. Détachez-les et amenez-les-moi. Si l’on vous dit quelque chose, répondez : «Le Seigneur en a besoin.» Et aussitôt on les laissera partir. »

Cela arriva afin que se réalisent ces paroles du prophète :

« Dites à la population de Sion :
Regarde, ton roi vient à toi,
plein de douceur, monté sur une ânesse,
et sur un ânon, le petit d’une ânesse. »

Les disciples partirent donc et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et l’ânon, posèrent leurs manteaux sur eux et Jésus s’assit dessus. Une grande foule de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et les mettaient sur le chemin. Les gens qui marchaient devant Jésus et ceux qui le suivaient criaient : « Gloire au Fils de David ! Que Dieu bénisse celui qui vient au nom du Seigneur ! Gloire à Dieu dans les cieux ! »

Puis Lecture de la Passion.

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Bulletin le Quatre Temps N°67

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Partage biblique oecuménique N°77

Partage biblique Oecuménique: Catholiques, Protestants, Gallicans autour du même texte.

Partage Biblique ce jeudi 17 Mars en suivant Nicodème au long des Ecrits de St Jean. On verra aussi comment il parle à notre vie et à notre Foi, tout spécialement en ce temps de Carême qui nous mène à Pâques.

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Méditation pour le Temps du Carême

Le Psaume 91 donne l’Esprit du Carême. Il se lit lors de la célébration du premier Dimanche de carême et nous place dans la confiance en Dieu.

Le carême n’est pas un temps de privations pour la privation, mais un temps de retournement sur soi par la « mise à distance » du monde matériel afin de valoriser la dimension spirituelle en l’homme.

Dans le silence que nous installons ainsi volontairement dans nos vies en faisant cesser l’agitation du monde, les paroles du Psaume 91 nous placent dans l’élément essentiel du Carême, la confiance dans le Très Haut.

Comme toute lecture biblique le texte n’est pas à prendre à la lettre mais à comprendre selon l’Esprit… Bonne méditation

Psaume 91

A l’abri chez le Dieu très-haut

Qui se place à l’abri auprès du Dieu très-haut
et se met sous la protection du Très-Grand, celui-là dit au Seigneur:

« Tu es la forteresse où je trouve refuge, tu es mon Dieu, j’ai confiance en toi. »

C’est le Seigneur qui te délivrera
des pièges que l’on tend devant toi
et de la peste meurtrière. Il te protègera, tu trouveras chez lui un refuge, comme un poussin sous les ailes de sa mère.
Sa fidélité est un bouclier protecteur. Tu n’auras rien à redouter:
ni les dangers terrifiants de la nuit, ni la flèche qui vole pendant le jour, ni la peste qui rode dans l’obscurité,
ni l’insolation qui frappe en plein midi. Oui, même si ces fléaux font mille victimes près de toi
et dix mille encore à ta droite, il ne t’arrivera rien. Ouvre seulement les yeux et tu verras comment Dieu paie les méchants.

« Oui, Seigneur, tu es pour moi un refuge »
Si tu as fait du Très-Haut ton abri, aucun mal ne t’atteindra,
aucun malheur n’approchera de chez toi. Car le Seigneur donnera l’ordre à ses anges de te garder où que tu ailles. Ils te porteront sur leurs mains pour éviter que ton pied ne heurte une pierre. Tu marcheras sans risque sur le lion ou la vipère,
tu pourras piétiner le fauve ou le serpent. »

« Il est attaché à moi, dit le Seigneur,
je le mettrai donc à l’abri;
je le protègerai parce qu’il sait qui je suis.

S’il m’appelle au secours, je lui répondrai.
Je serai à ses côtés dans la détresse,
je le délivrerai, je lui rendrai son honneur.

Je lui donnerai une vie longue et pleine,
et je lui ferai voir que je suis son sauveur.

Petite réflexion pour guider la prière de carême:

Homme, souviens toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière.

« Cette parole marque la célébration du mercredi des cendres dans la liturgie gallicane. Un geste particulier est posé en ce jour, par le célébrant : il trace une croix sur le front de chaque fidèle avec la cendre des Rameaux bénis l’année précédente. Ainsi ce rituel introduit le début du Carême.

Lorsque le feu a fini de consumer la totalité d’une buche il ne reste que des cendres. Les cendres posées à notre front en ouverture du Carême représentent le symbole de l’âme brulée par des passions terrestres. Le feu s’est retiré et il reste un peu de poussière, rien de plus. Avec cette symbolique, nous sommes projeté brutalement face à notre propre mort.

Ce geste est une provocation destinée à nous faire réagir « ô mort où est ton aiguillon » disait Saint Paul. Et le Carême est notre réaction face à ce défi : comment échapper à cette issue inévitable?

« N’accumulez pas des réserves sur la terre : ici bas la rouille et les mites exercent leurs ravages et les voleurs viennent cambrioler. Accumulez plutôt des trésors dans le ciel : là-haut il n’y a ni rouille ni mites qui rongent, pas de voleurs qui viennent cambrioler. Là où se trouve ton trésor, là aussi est ton coeur. » (Matthieu 6 18-21)

Le Christ dans l’Evangile du jour nous propose une autre voie pour échapper à ce destin de poussière et de cendre. Placer son trésor sur une autre dimension, c’est faire vibrer son âme sur des harmonies célestes et divines et non pas se laisser engluer dans des vibrations uniquement terrestres. Le Christ nous invite à une élévation de l’âme afin de nous placer sur une nouvelle orbite. C’est tout le sens de ce Carême qui commence, nous faire passer de notre humaine horizontalité à une divine verticalité.

« Dieu s’est fait homme pour que l’homme se fasse Dieu » disent les Pères de l’Eglise. Le Carême est cet appel à l’essentiel, cet appel à nous tourner vers cette dimension céleste qui est en nous, mais trop souvent oubliée et délaissée. Le quotidien terrestre est si prenant qu’il occupe toute la place dans notre corps et notre âme, de même qu’il nous coupe de l’esprit. La messe de Gazinet demande « Et ne permet pas (Seigneur) que nous soyons jamais séparé de Toi », car notre véritable echec se situe là, nous laissons les activités et les passions du monde occuper tout l’espace de nos vies et nous sommes ainsi éloignés de Dieu.

Le Christ en gloire au dessus des autels gallicans nous invite à le rejoindre et à nous assoir à ses côtés. Le Carême ne doit pas être vécu comme un temps de privation et de renoncement, il est avant tout un temps de plénitude à Dieu. Un temps d’ouverture à une dimension céleste qui doit envahir notre âme et laissez couler dans nos veines, la sève divine du Verbe. Ce trésor dont parle le Christ, c’est celui de la prière divine, celui de la charité et celui de l’amour désintéressé.

Le temps du Carême est une richesse extraordinaire sur le plan spirituel. Prenons un peu plus de temps qui nous est si précieux, pour le consacrer à notre trésor spirituel. Plus qu’à l’ordinaire, durant ces quarante jours mettons nous à l’écoute de la Parole de Dieu. Les Epîtres et les Evangiles portent les valeurs fondamentales qui structurent les exigences de la vie des hommes lorsqu’ils se tournent vers Dieu. Ne renonçons pas à ce trésor, ne laissons pas les modes nous détourner de cette expérience spirituelle à la portée de tous. Durant ce temps, la nourriture terrestre fait place à plus de nourriture céleste, voilà le sens véritable du Carême.

Oraison pour l’humanité

« Inclinez vos têtes en présence de Dieu,

Jetez un regard favorable Seigneur sur vos fidèles qui inclinent la tête en présence de votre souveraine majesté; et comme votre don divin les a réconfortés, que les grâces du ciel continuent de les nourrir »

En union de prière avec vous tous

Père Robert

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Premier Dimanche de Carême

Homélie Premier Dimanche de carême

Epître : St Paul aux Corinthiens (2 Cor. 6,1-10)

Ainsi, puisque nous collaborons avec Dieu, nous vous en supplions : ne négligez pas la grâce que vous avez reçue de lui. Dieu déclare en effet :

« Au moment où se manifestait ma faveur, je t’ai écouté, au jour du salut, je suis venu à ton secours z . »

Eh bien, voici maintenant le moment d’accepter la faveur de Dieu ; voici le jour du salut.

 Il ne faut pas que l’on puisse critiquer notre fonction, c’est pourquoi nous ne voulons scandaliser personne en quoi que ce soit. Au contraire, nous cherchons en toutes circonstances à nous présenter comme de vrais serviteurs de Dieu : nous supportons avec beaucoup de patience les souffrances, les détresses et les angoisses. On nous a battus et mis en prison, on a soulevé le peuple contre nous ; accablés de travail, nous avons été privés de sommeil et de nourriture. Nous nous montrons serviteurs de Dieu par notre pureté, notre connaissance, notre patience et notre bonté, par l’action du Saint-Esprit, par notre amour sincère, par notre prédication de la vérité et grâce à la puissance de Dieu. Nos armes offensives et défensives, c’est de faire ce qui est juste aux yeux de Dieu. On nous honore ou on nous couvre de mépris ; on nous insulte ou on nous respecte. On nous regarde comme des menteurs alors que nous disons la vérité, comme des inconnus alors que nous sommes bien connus, comme des mourants alors que nous sommes bien vivants. On nous punit, sans pourtant nous exécuter ; on nous attriste et pourtant nous sommes toujours joyeux ; nous sommes pauvres, mais nous enrichissons beaucoup de gens ; nous paraissons ne rien avoir, nous qui, en réalité, possédons tout.

 Evangile : St Matthieu 4, 1-11

Ensuite l’Esprit de Dieu conduisit Jésus dans le désert pour qu’il y soit tenté par le diable. Après avoir passé quarante jours et quarante nuits sans manger, Jésus eut faim. Le diable, le tentateur, s’approcha et lui dit :

« Si tu es le Fils de Dieu, ordonne à ces pierres de se changer en pains. » Jésus répondit : L’Écriture déclare : «L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole que Dieu prononce .» 

Alors le diable l’emmena jusqu’à Jérusalem, la ville sainte, le plaça au sommet du temple et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car l’Écriture déclare : Dieu donnera pour toi des ordres à ses anges et ils te porteront sur leurs mains pour éviter que ton pied ne heurte une pierre ». Jésus lui répondit: L’Écriture déclare aussi : «Ne mets pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu.»

Le diable l’emmena encore sur une très haute montagne, lui fit voir tous les royaumes du monde et leur splendeur, et lui dit : « Je te donnerai tout cela, si tu te mets à genoux devant moi pour m’adorer. » Alors Jésus lui dit : « Va-t’en, Satan ! Car l’Écriture déclare : Adore le Seigneur ton Dieu et ne rends de culte qu’à lui seul». Cette fois le diable le laissa.

Des anges vinrent alors auprès de Jésus et se mirent à le servir.

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Mercredi des Cendres

Homélie mercredi des cendres 2022
Epître : Lecture du Prophète Joël 2, 12-19

« Il est encore temps, maintenant, de revenir à moi, affirme le Seigneur.
Faites-le de tout votre coeur :jeûnez, pleurez et suppliez-moi. Il ne suffit pas de déchirer vos vêtements, c’est votre coeur qu’il faut changer. »
Oui, revenez au Seigneur, votre Dieu: Il est bienveillant et compatissant, patient et d’une immense bonté, toujours prêt à renoncer à ses menaces. Il changera peut-être d’avis, et vous comblera de bienfaits. Vous pourrez alors lui apporter des offrandes de blé et de vin.

Sonnez de la trompette à Sion, ordonnez un temps de jeûne, convoquez une assemblée. Groupez la population pour une réunion solennelle. Rassemblez les vieillards, les jeunes gens et même les tout petits enfants. Que les nouveaux mariés eux-mêmes quittent la chambre de leurs noces. Que les prêtres qui servent le Seigneur pleurent dans le temple entre le vestibule d’entrée et l’autel, et qu’ils supplient Dieu ainsi :
« Seigneur, aie pitié de nous, ton peuple, ne livre pas les tiens à la honte, ne permets pas que des peuples étrangers se moquent de nous en disant :«Que fait donc leur Dieu ?» »

Le Seigneur aime son pays, il a pitié de son peuple et répond ainsi à ses prières :
« Je vais vous donner de nouveau du blé, du vin et de l’huile. Vous en serez comblés !
Plus jamais je ne vous livrerai à l’opprobre parmi les nations; parole du Dieu tout puissant.

Evangile : St Matthieu 6,16-21

 « Quand vous jeûnez, ne prenez pas un air triste comme font les hypocrites : ils changent de visage pour que tout le monde voie qu’ils jeûnent. Je vous le déclare, c’est la vérité : ils ont déjà leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, lave-toi le visage et parfume ta tête,  afin que les gens ne se rendent pas compte que tu jeûnes. Seul ton Père qui est là, dans le secret, le saura ; et ton Père, qui voit ce que tu fais en secret, te récompensera. »
« Ne vous amassez pas des richesses dans ce monde, où les vers et la rouille détruisent, où les cambrioleurs forcent les serrures pour voler. Amassez-vous plutôt des richesses dans le ciel, où il n’y a ni vers ni rouille pour détruire, ni cambrioleurs pour forcer les serrures et voler. Car ton coeur sera toujours là où sont tes richesses. »

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En chemin vers Pâques

Le temps de carême a débuté au Mercredi des cendres par cette phrase:

« souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière »

Phrase porteuse de notre début de carême non pas pour nous culpabiliser ou nous humilier mais pour nous inciter à nous recentrer sur notre essentiel, à faire un peu silence en nous afin de retrouver notre source intérieure…
Ralentir notre rythme le temps du carême, mettre en attente ce qui peut l’être, prendre un peu plus de temps pour être présent à Dieu dans le secret de notre cœur, à son écoute, afin de pouvoir annoncer au matin de Pâques avec un cœur sûr et léger


« Oui Jésus-Christ est vraiment ressuscité »


En attendant cheminons doucement avec Dieu au cœur de nos vies lors de ces
journées qui nous séparent de la plus belle fête chrétienne au matin de Pâques.

Comment parler de cette joie chrétienne qui arrive sans parler de ce qui fait aussi notre monde aujourd’hui, pandémie toujours latente et guerre à notre porte… des jours difficiles derrière … et devant nous peut être, sûrement…

Le chrétien n’est pas coupé du monde et sa prière et son action sont intimement liées à l’autre dans ce qu’il a de plus précieux, une humanité partagée, une solidarité de frères, sœurs, en Christ. Resserrons les liens qui réchauffent en ces jours difficiles et n’abandonnons pas ce qui fait que nous sommes des femmes et des hommes .. notre pouvoir d’aimer, de compatir, de soutenir les plus faibles ou les plus démunis.

Ayons le cœur à l’altruisme
Œuvrons pour un monde meilleur chacun où nous sommes.

Cette parole du Christ est encore plus d’actualité aujourd’hui:

"Ce que vous faites au plus petit d'entre les miens, 
    c'est à moi que vous le faites. Matthieu 25,40  

Dame Colette +

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le semeur ! (dimanche de la sexagésime)

Dimanche de la sexagésime

Epître : St Paul aux Corinthiens (2 Co 11,19-33 et 12,1-9)

Vous qui êtes des sages, vous supportez si volontiers les fous ! Vous supportez qu’on vous traite comme des esclaves, qu’on vous exploite, qu’on vous dépouille, qu’on vous regarde de haut, qu’on vous frappe au visage. J’ai honte de le dire : nous avons été trop faibles à cet égard ! Cependant, là où d’autres osent se vanter — je parle comme si j’étais fou — je le puis moi aussi. Ils sont Hébreux ? Moi aussi. Israélites ? Moi aussi. Descendants d’Abraham ? Moi aussi. Ils sont serviteurs du Christ ? Eh bien — je vais parler comme si j’avais complètement perdu la raison — je le suis plus qu’eux. J’ai peiné plus qu’eux, j’ai été en prison bien plus fréquemment, frappé beaucoup plus et en danger de mort plus souvent.  Cinq fois j’ai reçu des Juifs la série de trente-neuf coups, trois fois j’ai été battu à coups de fouet par les Romains et une fois on m’a blessé en me jetant des pierres ; trois fois j’ai fait naufrage et une fois je suis resté un jour et une nuit dans les flots. Dans mes nombreux voyages j’ai connu les dangers dus aux rivières qui débordent ou aux brigands, les dangers dus à mes compatriotes juifs ou à des non-Juifs a , j’ai été en danger dans les villes ou dans les lieux déserts, en danger sur la mer et en danger parmi de faux frères. J’ai connu des travaux pénibles et de dures épreuves ; souvent j’ai été privé de sommeil; j’ai eu faim et soif ; souvent j’ai été obligé de jeûner ; j’ai souffert du froid et du manque de vêtements. Et sans parler du reste, il y a ma préoccupation quotidienne : le souci que j’ai de toutes les Églises. Si quelqu’un est faible, je me sens faible aussi ; si quelqu’un est détourné de la foi, j’en éprouve une vive douleur. S’il faut que je me vante, je me vanterai de ma faiblesse. Dieu, le Père du Seigneur Jésus — qu’il soit loué pour toujours ! — sait que je ne mens pas. Quand j’étais à Damas, le gouverneur représentant le roi Arétas plaça des gardes aux portes de la ville pour m’arrêter. Mais, par une fenêtre de la muraille, on me descendit à l’extérieur dans une corbeille, et c’est ainsi que je lui échappai.

Il faut donc que je me vante, bien que cela ne soit pas bon. Mais je vais parler maintenant des visions et révélations que le Seigneur m’a accordées. Je connais un chrétien qui, il y a quatorze ans, fut enlevé jusqu’au plus haut des cieux. (Je ne sais pas s’il fut réellement enlevé ou s’il eut une vision, Dieu seul le sait).Oui, je sais que cet homme fut enlevé jusqu’au paradis (encore une fois, je ne sais pas s’il fut réellement enlevé ou s’il eut une vision, Dieu seul le sait), et là il entendit des paroles inexprimables et qu’il n’est permis à aucun être humain de répéter. Je me vanterai au sujet de cet homme — mais, quant à moi, je ne me vanterai que de ma faiblesse —. Si je voulais me vanter, je ne serais pas fou, car je dirais la vérité. Mais j’évite de me vanter, car je ne désire pas qu’on ait de moi une opinion qui dépasserait ce qu’on me voit faire ou m’entend dire. Cependant, afin que je ne sois pas enflé d’orgueil pour avoir reçu des révélations si extraordinaires, une dure souffrance m’a été infligée dans mon corps, comme un messager de Satan destiné à me frapper et à m’empêcher d’être enflé d’orgueil. Trois fois j’ai prié le Seigneur de me délivrer de cette souffrance. Il m’a répondu : « Ma grâce te suffit. Ma puissance se manifeste précisément quand tu es faible. » Je préfère donc bien plutôt me vanter de mes faiblesses, afin que la puissance du Christ étende sa protection sur moi.

 Evangile : St Luc 8,4-15

De chaque ville, des gens venaient à Jésus. Comme une grande foule s’assemblait, il dit cette parabole : « Un homme s’en alla dans son champ pour semer du grain. Tandis qu’il lançait la semence, une partie des grains tomba le long du chemin : on marcha dessus et les oiseaux les mangèrent. Une autre partie tomba sur un sol pierreux : dès que les plantes poussèrent, elles se desséchèrent parce qu’elles manquaient d’humidité. Une autre partie tomba parmi des plantes épineuses qui poussèrent en même temps que les bonnes plantes et les étouffèrent. Mais une autre partie tomba dans la bonne terre ; les plantes poussèrent et produisirent des épis : chacun portait cent grains. » Et Jésus ajouta : « Écoutez bien, si vous avez des oreilles pour entendre ! »

Les disciples de Jésus lui demandèrent ce que signifiait cette parabole. Il leur répondit : « Vous avez reçu, vous, la connaissance des secrets du Royaume de Dieu ; mais aux autres gens, ils sont présentés sous forme de paraboles et ainsi «Ils peuvent regarder, mais sans voir, ils peuvent entendre, mais sans comprendre.»

« Voici ce que signifie cette parabole : la semence, c’est la parole de Dieu. Certains sont comme le bord du chemin où tombe le grain : ils entendent, mais le diable arrive et arrache la parole de leur coeur pour les empêcher de croire et d’être sauvés. D’autres sont comme un sol pierreux : ils entendent la parole et la reçoivent avec joie. Mais ils ne la laissent pas s’enraciner, ils ne croient qu’un instant et ils abandonnent la foi au moment où survient l’épreuve. La semence qui tombe parmi les plantes épineuses représente ceux qui entendent ; mais ils se laissent étouffer en chemin par les préoccupations, la richesse et les plaisirs de la vie, et ils ne donnent pas de fruits mûrs. La semence qui tombe dans la bonne terre représente ceux qui écoutent la parole et la gardent dans un coeur bon et bien disposé, qui demeurent fidèles et portent ainsi des fruits. »

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